‹ Étude de jeune fille [par] Henry MaubelChapitre 16 sur 20 · SCENE DEUXIEME · texte numérisé non relu

SCENE DEUXIEME

Entrent M"" VILLIAUD et ROBERT qui causent.

Je ne dis rien de mal! (Le regardant.) Je crois que je le radore!... à travers toi, tu sais....

M^e VILLIAUD (à Robcrt).

Au printemps, les murs en sont couverts.

lOO ÉTUDE DE JEUNE FILLE

MiEiTE (à BertJie).

Je peux le lui dire?...

(Bcrflie, geste signifiant; pourquoi pas ?)

ROBERT (à M""^ ViUiand).

Ils fleurissent bien ?

.M">« viLLiAuu (à Robert).

Il leur faut du soleil. Vous permettez?

(Elle s'éloigne un instant pour parler à Victor ine, qui apparaît.)

MIETTE (à Berthe, en s' avançant vers Robert).

De ta part.... Si j'ose!...

(Robert vient vers elle.)

MIETTE (à Robert).

Où maman veut-elle mettre du soleil?

ROBERT

Dans votre ciel.

, MIETTE

Ce n'est pas nécessaire, il est redevenu bleu.

ROBERT

Il y refait plein jour?

MIETTE

Plein jour.

ÉTUDE DE JEUNE FILLE lOI

ROBERT (ail- coiupafissaut).

Et ce grand chagrin?...

MIETTE

Un air d'opérette qui me passait par la tête!

BERTHE (à Robert).

Miette a quelque chose à vous dire.

ROBERT

Sur cet air-là?

MIETTE (étouiic'e).

Sur cet air-là?!... (Elle regarde Berthe; elles se mettent à rire et Miette répond un peu troublée.) Oui et non.

ROBERT (air iuiportant.)

C'est donc un secret qu'on veut me confier ?

BERTHE (gravement, avec tin geste marquant l'importance de la chose).

Un secret de pensionnaire !

ROBERT

Presque une devinette!... Je pourrai manger le caramel?

MIETTE (intimidée).

Berthe, je n'ose pas! Il se moque de tout!

(Bertlie et Robert rient.— A ce nioniejit Tj/mc YiUiaud rentre.)

M'"^' VILLIAUD.

Bébé, il faudra songer à partir.

MIETTE (attristée).

Oh! maman!

M"''^ VILLIAUD.

Il est quatre heures.

MIETTE

Déjà !

Mme VILLIAUD (liii occordojit encore tin instant).

Je dirai qu'on attèle pour quatre heures et demie.

^^n.e Villiaud sort.)

ETUDE DE JEUNE FILLE lO^

Page 1