SCÈNE DEUXIÈME
MARGUERITE entre, va à la psyché, examine la coiffure de M"^^ Villiaud, puis vient s'appuyer entre Berthe et Gabrielle au dossier de leur chaise. Celles-ci relevant la tête, l'interrogent du regard.
-MARGUERITE (répondant au regard de Gabrielle et examinant la robe que Berthe arrange).
Pas mal! Il est joli ton liseron. J'ai peur que mes marguerites ne fassent mauvais effet; elles sont si jaunes! (Se redressant, à Berthe.) Saistu où est mon corset qu'on a apporté ce matin?
BERTHE
Là, dans l'armoire. Il va?
MARGUERITE (revenant sur SCS pas et, à mi-voix, avec un geste expressif).
A ravir! 11 me fait une taille!
(Elle va à l'armoire.)
iM'"« VILLIAUD.
Aucune de v^us n'a plus besoin de M. Languant?
BERTHE (consultant du regard, à la ronde).
Je ne crois pas. Non.
LE COIFFEUR (saliiaut).
Bonsoir, Mesdames!
TOUTES
Bonsoir, Monsieur Languant!
viCTORiNE (rentrant).
C'est fait, Mademoiselle Berthe. On a dit que le colis partirait ce soir.
Bien. Y-a-t-il du feu dans nos chambres?
VICTORINE
Oui, Mademoiselle.
BERTHE
Allons-y alors.
(Elles se disposent à sortir, quand on entend un cri en voix de tête .-Toutou!)