SCÈNE QUATRIÈME
-MIETTE (humant l'air).
Ça sent le bal ici! — fA M""" Villiaiid, qui la regarde.) Maman, est-ce vrai, dis, que Berthe se marie?
^^me VILLIAUD.
Elle te racontera cela.
MIETTE
Tu m'en veux?
M"'^ VILLIAUD.
As-tu soupe, démon?
MIETTE (plaisantant).
Non, puisque j'étais malade.
j^jme VILLIAUD,
Prends garde ou tu n'auras rien.
MIETTE
Tu vas donc me donner quelque chose... quelque chose de bon? — Oh! du café, va, maman! du café d'ici! — A la pension, il est horrible et
on le sert tout mélangé au lait, dans de grandes
cruches. Pouah!
^^n>c Villiaiid sort. — Miette se promène par la chambre, furetant et Jlairant partout; — Bertlie entre en courant et va prendre tin objet dans l'armoire.)
AnF:TTE (la saississant par le bras).
Toi, il faut que je te parle!
lîKRTUb:.
Tout à l'heure Bébé, je vais être en retard!
.MIETTlù.
Ça m'est égal!
BERTHE
Deux minutes, le temps de passer ma robe.
(Elle s'échappe.)
yi'"'"^ viLLiAUD (rentre avec un plateau garni).