partie des matières organiques. Les corps intermédiaires
de l'oxydation par ce mélange oxydant ayant été définis
en les classant par espèces se il sera facile de se rendre compte des transformations que subira le soufre dans l'oxydation consécutive.
Quoi qu'il en soit, c'est l’action de l’eau régale sur une série de corps organiques soufrés qui nous a conduit à mettre au point un procédé de dosage par le mélange oxydant alcalin dans des conditions que nous allons préciser.
Les substances soufrées que l’on rencontre dans notre économie.
Métabolisme du soufre.
Déchets urinaires soufrés.
Les substances soufrées que l’on rencontre dans notre économie peuvent être groupées dans le tableau suivant : A. Sulfates minéraux, principalement sels de sodium et de potassium (sang, humeurs et tous les tissus). Un petit nombre de sulfures ont été: rencontrés dans le courant sanguin ainsi que des hyposulfites.
Il existe aussi des esters-sulfates sur lesquels nous aurons l’occasion de revenir en étudiant les déchets urinaires soufrés.
Les sulfocyanates sont présents dans la salive et constituent aussi une très faible {proportion du soufre neutre sanguin.
Citons, pour mémoire, l’ergothionéine de Tanret, isolée en 1905 de l’ergot de seigle et décelée par Benedict, Newton et Behre dans le sang de certains animaux. Sa présence n'a pas encore été signalée dans le sang de l'homme.
Les sulfatides qui ont été rencontrés dans la substance cérébrale par Levene et ont pu être obtenus cristallisés par Koch, constituent un ensemble de corps assez mal définis. Le soufre y serait complètement oxydé.
ti. qe
C'est à ce groupe qu'appartiennent les jécorines de Mayer qui seraient, d’après cet auteur, des sulfo-gluco-lécithines et les protagons de Lubreich.
Les mucines que l’on rencontre dans la synovie, les glandes salivaires, le tissu conjonctif, les tendons, les cartilages et certains liquides pathologiques (kystes muqueux) sont des glucoprotéines dont le groupement prosthétique est l’acide mucoïtine-sufurique.
Les mucinoïdes (ovomucoïde du blanc de l'œuf d'oiseau, mucoiïdes des kystes ovariens, substance amyloïde) sont des glucoprotéines dont le groupement prosthétique est l'acide chondroïtine-sulfurique.
Ce groupe correspond à du soufre complètement oxydé ; une hydrolyse plus ou moins poussée de ces substances libère, en effet, de l'acide sulfurique facile à doser.
B) Nous y classerons le soufre incomplètement oxydé. Jusqu'à ce jour, aucune sulfone correspondant au groupe R;—S0,—R, n’a été décrite. Il n'existe que le type sulfonique R—S0,—H qui est représenté par la taurine, particulièrement abondante dans la bile, sous la forme de combinaison avec l'acide cholalique qui porte le nom d'acide taurocholique et fut décrite par Strecker en 1848.
C) Enfin, dans ce troisième groupe, nous recontrons les composés se rattachant au soufre neutre, c’est-à-dire celui dans lequel le soufre n’est pas uni à l'oxygène.
Les protéines soufrées renferment environ 2% de soufre ; les scléroprotéines qui constituent les productions épidermiques (kératines et mélanines)en contiennent jusqu'à 5 %.
Ces substances fournissent à l'hydrolyse un acide aminé particulièrement important, la cystine, découverte par Wollaston, en 1810, dans l’urèthre d'un nouveau-né.
C'est un acide aminé essentiel, c'est-à-dire un de ces corps qui doivent être fournis à l'organisme pour assurer son entretien et sa croissance (Osborne et Mendel). On lui donne quelquefois le nom d’aliment soufré.
La méthionine, ou acide « amino y méthyl-thiobutyrique, a été isolée récemment parmi les produits d'hydrolyse enzymatique de la caséine par Mueller et identifiée par Barger.