‹ Étude de l'Action de l'Eau régale sur les Composés biochimiques soufrés: Application au dosage du Soufre urinaireChapitre 9 sur 33 · CH, =CH | = C=CH,:CH,0H · texte numérisé non relu

CH, =CH | = C=CH,:CH,0H

à C LR Le POLICE CH, NC HEC) ÉUESCUES .HCI N CI

et son dérivé d’oxydation (Barger), le thiochrome :

CH CH C— CH, NYN NANC= CH, — CH, OH He eC ee N< NH / C

isolé par Kuhn de la levure.

Quoi qu’il en soit, tous ces composés, correspondant à du soufre neutre, seront directement dosables par le permanganate alcalin.

P. Desgrez 2

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Il existe aussi des polypeptides soufrés, tels que l’insuline et le glutathion, qui donnent àl'hydrolyse de la cystine, c'est-à-dire, sont des corps à soufre non oxydé,

Des thiopolypeptides ont éte décrits renfermant le groupement soufre neutre — CS-NH, et certaines protéines renfermant, indépendamment des différentes formes de soufre neutre que nous avons signalées, une autre variété de soufre de nature inconnue qui se détache facilement sous l'influence de l’ébullition avec les alcalis, et que l’on appelle le soufre faiblement combiné, cette dernière variété sera très facilement oxydable par le permanganate alcalin.

Métabolisme du soufre.

La question du métabolisme du soufre est loin d'être complètement élucidée et, malgré les nombreux travaux qu'elle a suscités, on en est encore réduit aux hypothèses sur bien des points. €

On sait cependant, à l'heure actuelle, que l'organisme ne peut assimiler que le soufre protidique. Il lui est apporté presque uniquement par l'alimentation, une très faible part'revenant au soufre d'origine endogène provenant de différents processus de désassimilations cellulaires : cytolyse, protéolyse, hémolyse (Loëper et collab.).

Les sulfates minéraux absorbés n'ont guère qu'une action limitée à leurs propriétés physiques ou à celles des ions métalliques que comporte leur molécule.

L'élément organique soufré assimilable le plus important à considérer dans ce métabolisme est la cystine, acide aminé essentiel, qui, libérée parles diastases digestives, va être absorbée par la muqueuse intestinale et utilisée au cours de la synthèse des protéines soufrées de l'organisme.

A côté de ce rôle éminemment plastique, la eystine entre dans la constitution de certaines hormones, l'insuline en particulier, et on connaît trop son rôle dans les phénomènes d'oxydo-réduction tissulaires où elle intervient enga-

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gée dans une combinaison tripeptidique, le glutathion, pour que nous y insistions ici.

Un certain nombre d'organes jouent probablement un rôle important dans le métabolisme du soufre, mais, actuellement, on ne commence à avoir quelques précisions que sur deux d’entre eux : les surrénales et le foie.

Les surrénales auraient, avant tout, une fonction thiopexique importante, on y trouve, en effet, une quantité relativement considérable de soufre (3,66 % de substance sèche, d'après Aufrecht et Driesing) dont 80 % environ reviendrait au soufre neutre (Loeper et collab.) sous forme de glutathion en particulier (Blanchetière et Binet).

Le foie, un peu moins riche en soufre que les surrénales, jouerait un rôle beaucoup plus actif. Il est en effet capable, non seulement d'emmagasiner le soufre sous ses différentes formes, mais aussi de le transformer, par oxydation d’une partie de ses dérivés organiques, en acide sulfurique pour donner des sulfates et des esters-sulfates par combinaison avec certains dérivés aromatiques, légèrement toxiques, formés dans le gros intestin par action microbienne sur les protéines. C'est également dans le foie que la cystine va se transformer par oxydation et décarboxylation en taurine suivant une série de réactions que l’on peut schématiser par les formules suivantes :

Cystine Cystéine Ac. cystéinique Taurine

CH SS CH 21. a fur SO.H jo CHE CH-NH, CH: >

CH-NH, CH-NH | |

| | CH—NH, G qe

COOH 00H COOH COOH NH,+CO,

Cependant Schôberl admet plutôt le passage par la cystamine :

OT dut CH SAS EACH |

| 2 H-—NH, Per CO > + CH, —NH, CH,—NH,+H,0: EE | | COOH

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