‹ Étude de l'atélectasie massive dans la tuberculose pulmonaireChapitre 12 sur 24 · SPONTANÉE · texte numérisé non relu

SPONTANÉE

Les manifestations subjectives sont ici très variables, le plus souvent discrètes comme nous l’avons vu. Aussi il n’est pas rare que le syndrome soit découvert par hasard puisqu’aucune cause ne vient attirer l'attention.

On peut cependant distinguer deux types opposés dans cette série, entre lesquels se placent de nombreuses formes intermédiaires. L’un se caractérise par la longue durée de son évolution. Pendant plusieurs mois un malade présente une opacité homogène d’une plage pulmonaire. On croit à un fibro-

LADA

thorax jusqu’au jour où brusquement l’opacité disparaît soit spontanément soit beaucoup plus souvent sous l'influence d’un pneumothorax artificiel. Naveau en a rapporté récemment un exemple typique : chez sa malade la même image persistait depuis deux ans. Le décollement pleural fit disparaître la plage sombre en même temps qu’il permit de collaber une caverne maintenue béante par le processus de rétraction atélectasique.

À l’opposé il existe des atélectasies sans cause apparente qui s'installent rapidement et n’ont qu’une courte durée. Il s’agit d’un malade qui en quelques jours, dans certains cas en quelques heures, présente des modifications considérables de ses signes physiques et de son image radiologique. En général alors un peu d’oppression, une douleur dans un hémithorax ont attiré l’attention. Au bout de deux à trois jours tout revient dans l’ordre : Très fréquemment dans ces cas la guérison est annoncée par le rejet dans l'expectoration d’un moule bronchique formé par une masse caséeuse qui est venue oblitérer la bronche et a créé le syndrome. Dans l’obsérvation de Kanony où le rejet d’un cylindre caséeux vient signer avec certitude le diagnostie, le syndrome s’accompagna d’une poussée fébrile passagère.

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