LL DOME
non seulement un bouchon isolé mais encore une colonne sanguine qui obstrue la bronche entière et toute une inondation en amont, qui atteint bronchioles et alvéoles. « En somme, c’est une atélectasie respiratoire non plus sur un poumon vide d’air, mais sur un poumon gorgé de sang » (Corpier et Bouqui). Ces phénomènes expliquent que la régression ne soit pas instantanée. ;
Les atélectasies consécutives aux hémoptysies tuberculeuses sont donc typiques dans leurs caractères et rapides dans leur évolution. Après quelle sorte d’hémoptysie surviennent-elles ? Presque toujours après les hémoptysies d’abondance assez grande et d’une certaine durée. D’autre part SAYÉ fait remarquer que les observations ont toujours eu trait à des hémoptysies de cas récents. Cet auteur voit iei une preuve que le spasme bronchique est nécessaire à la production de l’oblitération qui détermine le collapsus.
C. — LEs ATÉLECTASIES GCONSÉCUTIVES A LA PARALYSIE DU PHRÉNIQUE
On a fait le diagnostic d’atélectasie massive à la suite de paralysie phrénique apparue dans des conditions assez variables. SerGenr et Vigerr l’ont notée après paralysie du nerf par processus inflammatoire dû à l'extension de la tuberculose pulmonaire. Orr et Wizcv Frœuricn l'ont observée après des phrénico-exérèses pratiquées pour collaber des lésions
LPO GIE
bacillaires en activité. Desré, Micnon et GiLBrin ont porté ce diagnostic enfin après une section accidentelle du phrénique.
Quelles que soient les conditions de la paralysie du nerf, ces différents cas d’atélectasie sont réunis par le fait de la longue durée de leur évolution. Contrairement aux atélectasies post-hémoptoïques le début n’est que progressif et quand la régression se produit, ce qui n’a pas toujours lieu, elle ne survient qu’au bout de quelques mois, voire quelques années. Dans toutes les observations rapportées après section chirurgicale du phrénique, il s’agit d’atélectasie massive de la base. Parfois l’opacité pulmonaire remonte très haut dans l’hémithorax mais jamais la partie toute supérieure de la plage pulmonaire n’est sombre.
Le plus souvent l’état spécial du poumon ne fut révélé que plusieurs mois après l'intervention chirurgicale. Mais 1l faut sans doute trouver la cause de ce fait dans un contrôle radiologique insuffisant après la phrénicectomie. L’atélectasie n’ayant pas de traduction clinique nette n’a été découverte que lors du premier cliché tiré à la suite de l’opération.
L'évolution de tous ces cas a été généralement favorable. Une fois seulement la mort survient chez un des malades. Mais cette issue ne fut pas attribuée à une transformation du poumon atélectasié. Le malade fut emporté par une complication intercurrente. Par contre le processus fut presque toujours curieusement persistant. Des clichés pris longtemps après
Mb
Fintervention révélèrent la même image, sans que le malade éprouvât une gêne de la respiration.
Si la phrénicectomie s’accompagne parfois d’atélectasie de la base, il est beaucoup plus exceptionnel de noter des atélectasies du lobe supérieur comme Degré, Gizsrin et Mrcxon l’ont signalé après une section accidentelle du nerf. Chez leur malade une section du tendon du sternocléido-mastoïdien avait été effectuée pour remédier à un torticolis congénital. Cette ténotonie probablement aveugle avait atteint le nerf. Il en était résulté une opacité parfaitement homogène du lobe supérieur avec limite scissurale nette qui ne s’accompagnait d'aucune manifestation chnique et qui a été attribuée par les auteurs avec juste raison à une atélectasie lobaire. La persistance pendant de longues années de ce processus est à rapprocher de la longue durée des atélectasies après phrénico-exérèse.