RANCE
d’un paralysant du pneumogastrique est un bon argument en faveur du mécanisme nerveux. La pneumogastrique est en effet considéré jusqu’à présent comme gouvernant la musculature lisse bronchopulmonaire dans le sens du relâchement. Sa section provoque en effet une hypertonie pulmonaire.
Une autre raison qui fait considérer le mécanisme nerveux comme une hypothèse plausible de la pathogénie de l’atélectasie massive, est la part que l’on reconnaît aujourd’hui à la section des fibres sympathiques contenues dans le phrénique dans les résultats de la phrénicectomie.
« Nous restons convaincus, dit CoRDIER, qu’une bonne part des effets de la phrénicectomie ne sont pas dus à la compression que crée hypothétiquement le relâchement du diaphragme :.cette intervention ne réalise, croyons-nous, autre chose qu’une sympathycectomie pulmonaire. » Cette opinion est celle que soutient depuis longtemps le professeur SERGENT.
L’atélectasie qui succède à la phrénicectomie, ne serait donc autre chose qu’une exagération de la rétraction pulmonaire normalement produite par la section du nerf.
A la fin de cet exposé des théories pathogéniques il n’est pas possible de conclure qu’une seule d’entre elles suffit à expliquer les différents cas observés, au détriment des autres théories. Toutes contiennent certainement une part de vérité. Le mécanisme nerveux semble toujours Jouer pour étendre le processus de rétractilité. L’obstruction bronchique lobaire est
certainement capitale dans les cas où l'obstacle a pu être découvert. L’hypoventilation par inhibition du diaphragme rend compte de certains faits. En somme l’atélectasie massive à une allure clinique et radiologique assez semblable dans tous les cas, mais son mécanisme est certainement variable suivant ses conditions d'apparition.