‹ Étude de l'atélectasie massive dans la tuberculose pulmonaireChapitre 22 sur 24 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L’atélectasie massive a-t-elle un traitement ? Nous avons vu précédemment que l'intérêt qu'il y a à dépister ce syndrome dans la tuberculose pulmonaire, résidait surtout dans son pronostic favorable, alors que la plupart de ses signes pouvaient faire croire à l’une des complications graves de la maladie.

Puisque si souvent l’évolution teurne court pour faire rapidement place à l’état antérieur du poumon, il n’y a semble-t-il pas lieu de faire aucune thérapeutique active.

Cependant la durée du syndrome n’est pas toujours aussi brève que dans les cas typiques d’atélectasie post-hémoptoïque et lorsque pendant, plusieurs semaines l’image radiologique ne se modifie pas, on peut avoir à agir non pas contre l’atélectasie, en ellemême bénigne, mais contre ses effets indirects sur le parenchyme pulmonaire de voisinage. Il est des cas, comme celui rapporté par Naveau, où la rétraction pulmonaire créée par l’atélectasie a pour conséquence d'empêcher la cicatrisation d’une caverne située dans

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un lobe adjacent au lobe atélectasié. La forte dépression intra-pleurale qu’amenait l’atélectasie maintenait béante cette caverne et le syndrome n’ayant ici aucune tendance spontanée à la régression, la lésion restait active sans être évolutive.

C’est pour des cas semblables, pour ceux qui succèdent à une phrénicectomie ou pour ceux enfin qui exceptionnellement s’accompagneraient de manifestations douloureuses et dyspnéiques persistantes, qu’il est nécessaire d’envisager une thérapeutique.

Dans les cas récents, 1l faut employer les mêmes moyens que ceux qui servent contre les atélectasies post-opératoires : Le changement de position du malade a été préconisé par les auteurs américains (Bu- LAND, SHERET). En faisant coucher le malade sur le côté sain, on a observé une disparition rapide des symptômes dans certains cas. L’aspiration bronchoscopique de l’obstacle bronchique a été surtout utilisée chez les malades qui présentaient une atélectasie massive provoquée par un corps étranger accidentellement tombé dans l’arbre respiratoire. Les observations de CHEvVALIER-JAcKksoN, de LEE et de HEARN montrent que cette aspiration a été constamment suivie d’une rapide guérison. Dans les cas où l’on pourrait soupçonner l’existence d’une masse caséeuse oblitérant une bronche, on serait en droit de recourir à ce moyen.

Mais la thérapeutique qui est la plus intéressante à signaler de beaucoup est le décollement pleural, puisqu'elle est en même temps un moyen d’affirmer

un.

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