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que cet épithélioma branchial peut exister d'emblée, mais qu’il n’est souvent que le terme ultime de toutes les tumeurs précédentes, les germes ayant comme passé par un stade intermédiaire bénin avant de former des tumeurs malignes.
Ainsi se trouve constituée cette pathologie des arcs branchiaux inférieurs. L'épithélioma en forme comme le dernier chapitre.
Comparons maintenant cette pathologie branchiale du cou avec la pathologie branchiale de la face, et prenons comme exemple les arcs branchiaux à leur partie supérieure dans la région parotidienne.
a) La fréquence des fibro-chondromes est beaucoup plus considérable.
b) Les kystes dermoïdes sont plus exceptionnels qu’au cou.
c) Les tumeurs mixtes sont beaucoup plus fréquentes. Elles renferment le plus souvent du cartilage. Les tumeurs correspondantes au cou n'en possèdent que rarement, et celase comprend quand on pense que les arcs supérieurs (maxillaire, hyoïdien) ont un squelette cartilagineux dans toute leur étendue.
d) Enfin la parotide renferme, elle aussi, des épithéliomas branchiaux typiques. Les cancers de la parotide (Planteau, Rodriguez) ont souvent une structure absolument identique à celles que nous avons décrites dans nos tumeurs du cou. Ces cancers peuvent être primitifs ou secondaires à une tumeur mixte (cas très fréquent) ou à un kyste (cas exceptionnel).
Dans la parotide il y a une cause d’erreur : c’est la présence d’un élément épithélial propre, la glande. Cet élément peut évoluer vers le cancer et créer un épithélioma glandulaire, vrai cancer de la parotide. Mais ce cancer, au point de vue histologique, est essentiellement différent de l'épithélioma branchial développé dans la parotide.
En résumé l'origine branchiale peut être considérée sinon comme déjà démontrée, du moins comme infiniment probable. Mais il sera exagéré et même inexact de dire que seul l'élément épithélial des -arcs branchiaux est le point de départ de ces tumeurs. L'élément conjonctif de ces ares sous toutes ses formes (tissu conjonctif adulte, tissu myxomateux, cartilage, etc.) joue dans leur genèse un rôle plus ou moins important. Aussi, si je n’éprouvais pas une certaine répu-
gnance à modifier un terme qui tend à être généralement accepté aujourd’hui, proposerais-je de donner à ces néoplasmes le nom plus extensif et, par conséquent, plus exact de branchiome malin. Et ces branchiomes se rencontrent dans les points où les restes s’observent — dans les glandes parotides et sous-maxillaires (il forme la variété la plus fréquente du cancer de ces glandes), — dans le corps thyroïde (variété rare du cancer thyroïdien, Wôlfler), — dans le médiastin (Letulle, Ambrosini, Marfan). — Mais c'est au niveau du cou qu'ils sont, sinon le plus fréquents, du moins le plus caractéristiques; c'est là qu'il convenait de les isoler d’abord, car ils y sont typiques. :