‹ Étude de l'épreuve du maximum d'apnée volontaireChapitre 11 sur 13 · J. LATOUR · texte numérisé non relu

J. LATOUR

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M. le Professeur Léon Biner [13], Maurice BourGrois [14] ont montré que l’inhalation d'oxygène au lieu d’air avant la pause apnéique l’augmentait dans de très fortes proportions :

Dans sa thèse (p. 23), Maurice BourGEois note une augmentation atteignant environ le double de sa valeur avant l'expérience, dans la durée maxima de la pause respiratoire, après une inspiration faite en utilisant l'oxygène pur.

Des chiffres de 34”, 50”, 52”, 42", passent après inhalation d’oxygène respectivement à : 75”, 100”, 82”, 80”.

Il constate en outre que la lutte entre l’excitation du centre respiratoire au cours de cette apnée et le facteur psychique d’inhibition s’exerce au détriment de la première en faveur du second et que le maintien dans l’état d’apnée volontaire dans ces conditions est d’une assez grande facilité et en partie exempt de la sensation d’oppression habituelle.

Maurice BourGEoïs montre en outre à la page 29 de sa thèse que la compression des globes oculaires n’entraîne pas de modification sensible dans le sens de l’augmentation ou de la diminution du

maximum d’apnée volontaire.

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E. — Cas particuliers.

Parmi les influences toxiques nous citerons d'abord celles d’un toxique léger : le tabac, qui abaisse très notablement la faculté de suspendre la respiration : c’est ainsi que l'épreuve pratiquée pendant que l’on fume une cigarette, et aussitôt après, nous a donné des chiffres diminués de presque la moitié dans tous les cas que nous avons étudiés ; de même à la fin d’une journée où l’on a beaucoup fumé, même après avoir cessé depuis deux heures, nous ne sommes arrivé qu’à des chiffres de 35 à 42 secondes au lieu du chiffre de 60 secondes qui nous est habituel.

Il y a là une influence toxique évidente que nous avons recherchée également dans l’intoxication par l'alcool : chez trois éthyliques chroniques l’épreuve

de l’apnée a donné les chiffres de :

ER NOR UE An 41" SD OA RS AURA A ACOIC AYLE ES AA 38!’

PE LS A OP 2 ee 36’

comme on le voit légèrement inférieurs à la normale, mais il faut tenir compte sans aucun doute de l’état psychique de ces sujets, qui les fait répu-

gner à faire le plus petit effort.

SU ER Un autre toxique doit également donner une grosse diminution du maximum d’apnée volontaire : l’oxyde de carbone ; cette recherche pourrait être utile dans les cas d'intoxication chronique par le CO, cas bénins où la transformation de l’oxyhémoglobine en oxycarbohémoglobine n’est pas assez intense pour provoquer des troubles graves. Nous avions pensé à voir ce que devient le maximum d’apnée chez les sujets soumis à l’influence chronique de la morphine ; malheureusement tous les morphinomanes que nous avons pu voir étaient en cure de désintoxication brusque et ne pouvaient se prêter à un examen, qui donnerait sans doute des chiffres faussés par le traitement institué. Des cas exceptionnels où le maximum d’apnée dépasse de beaucoup la moyenne ont été rapportés par le D: Tuoonis [15] au cours d’une conférence faite à la Sorbonne le 17 janvier 1923. Il cite le record officiel de PouLiquen ::4'31”, son record officieux : 629” (non homologué à cause d’une syncope), de DE LaLymax : 428” ; il donne de ces cas exceptionnels une explication longuement développée qu’il étudie à l’aide des méthodes preumométrique, radioscopique, etc.

De Laryman [16] dans son livre « Comment vivre sous les eaux » a exposé lui-même sa méthode : expiration totale, inspiration normale, obturation

des fosses nasales par le voile du palais

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