‹ Étude de l'épreuve du maximum d'apnée volontaireChapitre 12 sur 13 · DE" MERE · texte numérisé non relu

DE" MERE

esquisse d’un mouvement de déglutition, le terminer quand l'oppression commence à se faire sentir, laisser échapper quelques bulles gazeuses, reprendre la position de bloquage, opérer ainsi à chaque sensation d’oppression. Nous citerons textuellement et sans commentaires l'explication qu’il

donne :

« L’acide carbonique formé dans les. poumons « s'échappe par le nez à chaque mouvement de « déglutilion el, aulomaliquement, est remplacé « par de l'air disponible el frais en réserve dans

« les voies respiraloires, voire même dans l’œso- « phage » [17].

Nous nous bornerons à ce sujet à dire que nous avons constaté nous-même au cours des plongées poussées à l’extrême limite que des mouvements de déglutition s’amorcent d’euxmêmes, que leur accomplissement volontaire, avec échappement par le nez de petites quantités d'air et envoi aux poumons de la petite réserve d’air faite dans la bouche avant la plongée, amène une sensation de mieux-être qui permet de prolonger le temps de plongée ; nous n’en voyons pas d’explication satisfaisante en dehors du petit apport au poumon, au moment de la contraction des joues, de l’air rejeté dans la bouche après sa

libération hors de l’æœsophage, dans lequel il avait

été emmagasiné lors d’une petite déglutition faite au début de l’apnée.

Ne s’agirait-il pas plutôt d’un processus nerveux complexe : l’air emmagasiné dans l’æsophage y déterminant un certain degré de distension qui entraîne l'excitation du centre bulbaire de la déglutition, d’où le besoin de déglutir que nous avons noté au cours de l’apnée, et par. une association fonctionnelle possible des centres bulbaires, l’inhibition du centre respiratoire.

Il se peut aussi que la déglutition nécessitant pour s’accomplir l'excitation du vague, elle déclanche

l’inhibition réflexe vagale du centre respiratoire.

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