HISTORIQUE
L’estragol, dont l’étude, au début, a été confondue avec celle de l’essence d’estragon, comme s’il en était l'unique constituant, est l’éther méthylique du p.-allylphénol :
DCH = CHE CH = CH = CHE (1) (4) Ce fut Laurent (1) qui établit sa composition centési-
male et en fit le premier l'étude : il le soumit à l’action de l'acide azolique (> acide draconique), à celle de lPacide sulfurique (-+ acide sulfodraconique) et en prépara des dérivés nitrés, chlorés et bromés. Il signala la solubilité du sel barytique de l’acide sulfodraconique.
Peu de temps après, Gerhardt (?) identifia l'acide draconique de Laurent avec lacide anisique obtenu par Ca-
hours à partir de lanéthol; aussi conclua-t-il que lestragol
(!) Launenr, Comptes rendus, t. X, p. 53r, et t. XIT, p. 764. (*) GennanDr, Ann, de Chim. et de Phys., 3° série, t& VIL, p. 2
était un isomère liquide de l’anéthol (1). Toutelois, cette sorte d’isomérie physique resta très obscure jusqu’au jour où, s'inspirant des nombreux travaux effectués sur des essences semblables, Grimaux entreprit de nouvelles recherches sur l'essence d’estragon (?). :
Tiemann (*), en elfet, avail montré avec quelle facilité la chaîne allylique de leugénol se transforme sous l’influence de la potasse alcoolique en son isomère propénylique, l’isoeugénol :