O°CHP— GH:= CH? = CH CHA, — O.CH3— CH — CH = CH — CH
L’estragol était donc l’isomère allylique de lPanéthol (p.-propénylanisol), dont la constitution avait été mise en lumière par la synthèse de Perkin (*).
Presque à la même époque, la méthylation du chavicol de l'essence de bétel (O.CH3— C6 Hi — CH? — CH = CH?), fournit à Eyckmann (5) de l'essence synthétique, sans toutefois que l'identification apparaisse encore aujourd’hui comme parfaite.
Les tentatives de synthèse restèrent longtemps infructueuses. Vainement M. Moureu (©) avait essayé d'ap-
(!} GERuaRDT, Precis de Chimie organique, L. I, p. 164. (2?) GrimaAux, Bull. Soc. chim., t. XI, p. 35. (5) TrEMANN, D. ch. G., t. XXVII, p. 2580.
f) PERKIN, Chemical News, t. XXXV, p. 272.
EYcKkMANN, D. ch. G., t. XXII, p: 2739.
MourEu, B. Soc, ch., 3° série, t. XIIL, p. 1043; t. XV, p. 651.
22 M. DAUFRESNE.
pliquer, à l’anisol, l’élégante méthode qui lui avait si, heureusement permis de passer du vératrol au méthyleugénol. C’est seulement après que M. Grignard eut mis entre les mains des chimistes les étonnants composés organo-magnésiens, que M. Tiffeneau est parvenu à réaliser la synthèse totale de l’estragol, en faisant agir le bromure d’allyle sur le bromure de p.-anisyl-magnésium (!).
Nombreuses sont les essences où la présence de l’estragol a été signalée : les essences d’écorce d’anis (2), de basilic de la Réunion (#), de cerfeuil (*), de badiane de Chine, de fenouil amer (5), de myrcia acris (5) en contiennent des quantités variables.