‹ Étude de l'essence d'estragon: et de quelques dérivés de l'estragolChapitre 25 sur 30 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

ver d’abord l’éther du commerce de l'alcool qu'il contient normalement, sous peine d'obtenir une iodhydrine contenant une forte proportion de son éther éthylique.

La méthyliodhydrine brute constitue un liquide jaune pâle, légèrement sirupeux, D, — 1,459, distillant avec décomposition partielle à 158°-159° sous 14"", on ne peut donc la purifier et le dosage de liode donne toujours un chiffre inférieur à celui que prévoit la théorie (39,69 au lieu de 41,5 de I pour 100). Cependant, elle est d’une stabilité beaucoup plus grande que l’iodhydrine, elle se conserve sans altération à la température ordinaire el supporte très bien la chaleur. du bain-rnarie.

Ni la potasse sèche, n1 la potasse aqueuse ne réagissent sur elle, même en tube scellé à 150°.

Si l’on examine la formule de la méthyliodhydrine de l’estragol, O.CH3 — C6H*— CH? — CH(O.CH3) — CH2.1, on voit que les éliminateurs d’hydracide pourront réagir de façon bien différente :

1° L'éliminatuion de HI sur le même carbone qui a été observée pour quelques iodhydrines (!) trouble profondément l'équilibre de la molécule; il peut en résulter une migration de radical carboné et la formation d’un nouvel édifice moléculaire isomérique, plus stable.

2° L'éliminauon de HT se faisant en %, c’est-à-dire sur deux carbones voisins, crée une liaison éthylénique, en donnant des corps d’une faible stabilité.

3° L'élimination en $ devrait conduire à un composé triméthylénique.

Comme on le verra par la suite, la méthylhodhydrine de l'estragol ne perd les éléments de l'acide iodhydrique que suivant le deuxième mode.

(1) M. TixreNEAU, Comptes rendus, t. CXLIII, p. 69; t. CXLV, p. 293.

De

A M. DAUFRESNE.

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