ACTION DE L'AZOTATE D'ARGENT
Ce réactif, employé en solution aqueuse saturée, est ajouté en proportion double de la théorie à 208 de méthyliodhydrine en solution dans 4o°% d’éther. La réaction est fortement exothermique et il est bon de refroidir le récipient contenant la liqueur éthérée, après chaque addition du sel d’argent. Il se forme un précipité blane et grenu qui est une combinaison d’azotate et d’iodure d'argent.
On prolonge le contact pendant 24 heures, en agitant vigoureusement et à de fréquentes reprises.
On décante ensuite le liquide éthéré surnageant, on lave à l’éther le magma pâteux qui reste au fond du flacon et l’on évapore au bain-marie les liqueurs éthérées réunies et lavées au carbonate de soude.
Le résidu, soumis à la distillation dans le vide, ne donne rien avant 150° sous 14"%; aux environs de ce point, il
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passe un liquide fortement coloré en jaune rougeâtre qui se décompose spontanément ; il perd les éléments de l’acide azotique et donne de l’acétone anisique.
En effet, outre l'odeur de l’acide azotique qui est très reconnaissable, le produit distillé a été traité par la potasse alcoolique, et les eaux de lavage ont donné très nettement les réactions des azotates.
Quant à l’acétone anisique, elle a été purifiée par combinaison au bisulfite et caractérisée par le point de fusion de son oxime : 74°.
L'azotate d'argent, en présence de la méthylhiodhydrine, donne donc un éther nitrique qui, par perte de NO3H, fournit directement de l’anisylcétone :