‹ Étude de l'essence d'estragon: et de quelques dérivés de l'estragolChapitre 9 sur 30 · O.CH3 — CSH*— CH2— CH = CH · texte numérisé non relu

O.CH3 — CSH*— CH2— CH = CH

Il bout à 215° à la pression normale et vers 9°-96° sous

pou

L'étude complète de lestragol faisant l’objet de la deuxième partie de ce travail, il ne sera question ici que de sa caractérisation dans l’essence d’estragon, qui en renferme, comme nous l’avons vu, de 60 à 75 pour 100 (?).

La présence de l’anéthol pouvant être une importante cause d’erreur dans mes essais ultérieurs, je me suis tout d'abord assuré de son absence complète dans l'essence d’estragon. Grimaux a signalé depuis longtemps l'erreur

(1) Il est curieux de constater que Gerhardt, dans sa traduction de la Chimie de Liebig de 1844, t. III, p. 479, donne déjà la formule de l’estragol (C'’H20) telle que nous l’employons actuellement.

(2?) Hezz et GaaB (D. ch. Ges., t. XXI, p. 344) auraient trouvé seulement 50 pour 100 d’estragol dans une essence allemande.

12 M. DAUFRESNE.

commise dans ce sens par les livres classiques, mais il m’a paru d’autant plus nécessaire de vérifier à nouveau ce fait que certains livres classiques (!) continuent à mentionner la présence de l’anéthol dans l’essence d’estragon.

A cet effet, les fractions 100°-1 10° et voisines qui étaient susceptibles de contenir de Fanéthol (ébullition 232°) ont été recuüfiées plusieurs fois dans le vide et à la pres-

sion ordinaire. J'ai obtenu une portion 228°-233°, très faible d’ailleurs, qui n’a pas cristallisé même après un séjour prolongé dans un mélange réfrigérant et amorçage avec une parcelle d’anéthol solide. Cette fraction, dissoute dans l’éther aqueux et traitée par 0"°!,5 d'oxyde mercurique et 2% d’iode, n’a pas donné trace de produit aldéhydique; or, l’anéthol, dans ces conditions, aurait donné quantitativement de l’aldéhyde p.-méthoxyhydatropique (?) très facile à caractériser: Il m'est donc permis de conclure, avec Grimaux, que les essences d’estragon (française ou allemande) sont complètement dépourvues d’anéthol.

Indice de méthyle de l'essence d’estragon. — La méthode qui permet le dosage des éthers phénoliques dans les essences par détermination de leur indice de méthyle repose sur la réaction suivante :

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