RER
tère utilitaire de la méthode que nous verrons triompher dans la doctrine de Georges HÉBERT.
Mais Amoros ne s’en tint pas aux obstacles naturels. Il s’attacha à créer nombre d’obstacles artificiels, c’està-dire d’agrès.
Les « machines » amorosiennes sont prodigieuses par le nombre et la complexité. Les unes sont empruntées à la gymnastique prussienne créatrice des premiers agrès, les autres à CLIAS, la plupart sont de l’invention d’AMOROS lui-même.
La gymnastique amorosienne consacra donc le triomphe des agrès : barres parallèles, barre fixe, trapèze, cordes et échelles, tout l’arsenal de l’éducation physique universitaire du xix° siècle viennent de lui.
La gymnastique amorosienne, aux agrès, uniquement brachiale, les bras soulevant le corps immobile et soumis à l’action de la pesanteur, est vraiment aussi peu conforme à la nature que possible.
Elle consacra également la pratique de la gymnastique en lieu clos.
Aussi ses adversaires lui reprochent-ils, à Juste titre, d’avoir fait dévier jusqu’à la fin du siècle l'éducation physique de sa véritable voie.
La gymnastique aux agrès constitue une spécialité légitime, non une méthode éducative.
On n’en jugea pas ainsi à l’époque où Charles LoN- DE écrivait, en 1821, un ouvrage sur la physiologie de l'exercice musculaire.