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qui n’aboutit pas à la synthèse, c’est-à-dire à l’application ? C’est confondre le moyen avec le but à atteindre. Cette absence de caractère utilitaire demeure le principal reproche adressé à la méthode de LixG.
De plus, ce mouvement analytique qui immobilise le centre de gravité dans une attitude statique de départ, est aussi peu naturel que possible. L’absolue correction exigée, rend l’application de la méthode impossible pour une classe nombreuse.
Enfin, les pratiques suédoises sont fastidieuses et leur résultat le plus clair, dès qu’il ne s’agit plus de sujets travaillant individuellement avec la volonté d’en retirer tout le profit possible, est d’entraîner le refuge dans le moindre effort.
La méthode de LiNG convient admirablement aux faibles, aux insuffisants, aux déprimés à cause de la douceur de ses procédés et de la précision avec laquelle on peut doser l'effort à fournir.
Pour les sujets robustes, elle se montre insuffisante tant au point de vue morphogénétique qu’au point de vue utilitaire.
Cependant, son mérite demeure immense, surtout du point de vue médical qui est le nôtre.
Elle est la première méthode qui se soit inspirée d’un souci scientifique, médical et thérapeutique. Ainsi, elle a institué la gymnastique de récupération, des faibles et des malades, notion qui n'existait pas avant elle.
Elle a établi la distinction entre la gymnastique hygiénique et la gymnastique d’application.
en, APE
Enfin, la leçon suédoise constitue encore le cadre de notre leçon moderne d'éducation physique, avec mise en train, mouvements éducatifs, applications et retour au calme.
Ce qui devait changer sous l'influence de HÉBERT, c'est cette importance accordée aux exercices hygiéniques au détriment des applications, qui caractérise la leçon suédoise.
La doctrine suédoise jouit d’un grand succès en France, jusqu’au début du xx° siècle.
— Elle conserve encore des partisans.
— Nous ne saurions passer sous silence le nom du Dr Tissié, qui s’en fit chez nous l’ardent défenseur.