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Jusqu'à ce jour, aucune méthode nouvelle ne surgit qui prenne pour base la Physiologie et les Sciences biologiques.
La Méthode de LiNG, remontait au début du siècle et ses résultats apparaissaient insuffisants.
Nous avons vu que la tentative de DEMENY fut une application directe de ses études sur le mouvement dont il tira des conclusions sur la technique du mouvement éducatif. Ce n’est là qu’un domaine limité et on ne peut dire qu’il constitua vraiment une méthode.
Ce qui est capital dans son œuvre, c’est l’influence qu’exercèrent ses idées en matière d'éducation physique. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce que lui doivent nos conceptions modernes.
Il fut vraiment l’initiateur ainsi que son élève Ra- CINE de la Gymnastique Scientifique.
En dehors de toute doctrine, la pratique des sports” et de l'athlétisme se répandait dans la nation avec un succès extraordinaire.
La jeunesse, fréquentant le stade, s’adonnait avec ardeur aux manifestations de l’activité corporelle sous ses formes les plus variées.
Mais cette activité sportive, échappant à toute règle rationnelle et au contrôle médical, devait engendrer de redoutables excès. Excès de spécialisation qui formail des sujets incomplets, et qui engendrait parfois des troubles graves de la santé générale, excès par surmenage chez les athlètes et les pratiquants des sports de compétition.
D'autre part, le danger des pratiques sportives et
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athlétiques — chez les adolescents et parfois les enfants — inquiéta les médecins à juste titre. Le Médecin-Colonel BoiGEy consacre à cette question, dans son livre, « La Cure d'exercice », des pages importantes — où les méfaits de l'entrainement athlétique précoce et sans surveillance médicale sont exposés et appuyés d'exemples précis — empruntés à son expérience des stades.
En résumé, tout demeurait à construire, aucune doctrine n’avait résolu le problème des sciences biologiques et de la médecine dans leur rapport avec l’éducation physique.
C’est à la Méthode Française de l'Ecole de Joinville que ce rôle devait échoir.
Elle ne se propose pas pour objectif de construire, à l’aide des données physiologiques, une technique d'exercices éducatifs, comme le fit DEMENY.
Elle est au contraire écléctique et ne rejette a priori rien de ce qui existe avant elle, ni les méthodes de gymnastique éducative que nous avons étudiées, ni la pratique des sports, ni même dans une certaine mesure les sports de compétition.
Mais elle est avant tout scientifique, c’est sur la connaissance précise de la Physiologie des exercices du corps qu’elle s’appuie.
Les sciences biologiques vont lui fournir un critère pour choisir ce qu’il y a de meilleur dans les méthodes qui la précédèrent. Ainsi sera élaboré le programme de la leçon d'éducation physique où nous retrouverons la trace de plusieurs influences,
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Mais ce qu’elle demandera surtout à la Physiologie et à la Clinique, ce sont les règles de l’entrainement. Adapter à chaque individu, suivant son âge — son sexe — ses possibilités physiques, les pratiques de l'éducation physique et des sports, assujettir l’entrainement à des règles rigoureuses, voilà son objectif principal. Pour l’atteindre, c’est à la Physiologie et à la Médecine qu’elle s’adresse uniquement.
Cette conception entraîne une conséquence capitale : le rôle du médecin va prendre une importance de premier plan.
C’est en cela que réside l'originalité profonde de la Méthode Française.
Elle ne se contenta point de fixer les règles physiologiques de l’éducation physique et de confier l’application de la méthode au seul instructeur.
Scientifique dans son inspiration, la Méthode Française le sera plus encore, si possible, dans son application. Le contrôle médical, établi de façon extrêmement précise est conçu comme devant être permanent.
Le médecin devient le collaborateur étroit de l’éducateur physique.