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Les exercices physiques sont rangés SOUS Six rubriques :
- -: LES jeux,
— Les assouplissements,
__ Les exercices éducatifs,
— Les applications,
Les sports individuels,
— Les sports collectifs.
Assouplissements, exercices éducatifs et applications entrent dans le cadre de la leçon d'éducation physique.
Ils suffisent à eux seuls à obtenir la plénitude du développement corporel.
Mais, les avantages des sports individuels et des sports collectifs ne sont pas négligés.
Pour les premiers on se montre plus réservé à cause des inconvénients de la spécialisation.
Ne pas s’y livrer prématurément. Ne pas s’y livrer avec excès, compenser la spécialisation par un entraînement général, sont les règles qui doivent guider leur pratique.
Les seconds sont considérés comme le couronnement de l’éducation physique à cause des ressources à la fois physiques et morales qu'ils exigent.
Le seul danger qu'ils présentent, à cause de l’intensité de l'effort demandé, est d’être pratiqués par des adolescents qui ne sont pas encore en possession de toute leur puissance physique.
Un volume entier sur trois est ainsi consacré aux
sports qui sont mis sur pied d'égalité avec l’éduca-
tion physique proprement dite, mais leur emploi est évidement restreint aux sujets en possession de la plénitude de leur force.
Le 3° volume est consacré à l'éducation physique militaire et à la rééducation.
Cette synthèse est donc conçue dans l'esprit le plus large, le plus compréhensif. Si elle demande à la science des règles d'application rationnelle, elle se garde bien de tout esprit doctrinal et entend bénéficier aussi de toute l'expérience acquise empiriquement.
Une courte citation de DEMENY nous montrera ce que ces conceptions modernes doivent aux idées du physiologiste :
« Chaque spécialité a du bon, il existe même des sports presque complets; le progrès ne consiste donc pas dans l’invention de nouveaux procédés, mais dans l'étude de ce qui existe, dans la connaissance précise des ressources dont nous disposons, de ce que nous pourrons en attendre au point de vue de notre perfectionnement ».
€ Il faut prendre à chaque spécialité ce qui est applicable à tous dans l'intérêt général et faire une synthèse méthodique dont lesprit directeur sera ladaptation sûre des moyens aux résultats ou aux effets qu’on cherche à obtenir ».
La méthode française ne demande point comme DEMENY à la sienne une technique d’exercices hygiéniques. Elle devait puiser largement dans l’œuvre de HÉBERT et se proclamer comme la méthode naturelle essentiellement utilitaire.
SAT 7e
La leçon d'éducation physique comprend :
— La mise en train.
— La leçon proprement dite.
— Le retour au calme.
La mise en train a pour but de préparer l’organisme au travail plus intense de la leçon et comporte toutes les varétés d'exercice d’assouplissement.
La leçon comprend un ou plusieurs exercices se rattachant aux « sept grandes familles ».
Marcher, grimper, sauter, lever, porter, courir, lancer, attaquer et se défendre.
Le huitième exercice, qui s'effectue lorsque les circonstances le permettent est la natation.
Le retour au calme comprend des marches lentes avec exercices respiratoires. Marches avec chants, exercices d'ordre.
En somme l'essentiel de la leçon est constitué par la série des huit exercices et la méthode naturelle. Comme dans celle-ci, ils peuvent consister en exercices éducatifs ou en applications.
Par contre, une importance assez grande est accordée aux assouplissements, c’est-à-dire aux exercices purement hygiéniques. Le cadre de la leçon suédoise est conservé. Mais les applications occupent la partie principale de la leçon; les exercices hygiéniques font partie de la mise en train et le retour au calme.
La méthode est donc une utilitaire comme le voulait FTÉBERT, mais la valeur des exercices hygiéniques n'y est point méconnue.
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Ce n’est point, nous l'avons dit, dans des techniques nouvelles qu’il faut rechercher l'originalité de la méthode, mais bien dans les procédés scientifiques de dosage et de répartition des exercices suivant des groupes physiologiques minutieusement sélectionnés.
Le passage des sujets du cycle élémentaire dans le cycle secondaire et le cycle supérieur s’effectue après un examen pratique, correspondant pour les sujets normaux aux âges de 13, 16 et 18 ans.
Ces trois certificats d'éducation physique comportent des épreuves individuelles et sans compétition empruntées à la série des exercices d’application de la leçon.
Quant à l'examen physiologique il fait partie du contrôle médical que nous allons étudier mainte-
nant.
Le contrôle médical
Conclusion logique de la méthode française, qui entend n’être gouvernée que par des règles physiologiques, il fait l’objet de tous les soins du Règlement.
Le rôle du médecin est de surveillance et de collaboration avec l’instructeur au cours même des leçons.
C’est à lui que revient la détermination des groupes physiologiques qui ne correspondent pas forcément à l’âge des sujets.
Il pratique enfin les examens médicaux et physiologiques.
La date de ces examens est exactement précisée
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pour les trois cycles qui correspondent à l’âge scolaire, ainsi que pour les jeunes gens du contingent.
Enfin au médecin seul revient la prescription de tous les exercices spéciaux d'ordre hygiénique qu'il juge nécessaire
Les examens physiologiques utilisent des procédés d'exploration destinés à fournir des renseignements précis d'ordre quantitatif :
— Prise de la taille.
— De l’envergure.
— Des dimensions du thorax.
— Du poids.
— La dynamométrie.
— La spirométrie.
Ces procédés sont complétés par quelques coefficients d'usage courant.
— Coefficient thoracique : rapport entre la hauteur du tronc et celle de la taille.
— Coefficient pulmonaire : rapport entre la capacité vitale exprimée en litres et le poids en kilogrammes.
Segment anthropométrique : rapport entre le poids et Ia taille.
— Enfin le classique indice de PIGNET : le périmètre thoracique en centimètres, ajouté au poids en kilogrammes est soustrait de la taille en centimètres, la moyenne oscillant entre 20 et 25 chez l'individu
normal,
La fiche individuelle constitue sur chaque sujet,
UE ne
un document précieux sur lequel sont consignés les résultats des examens physiologiques périodiques.
Nous reproduisons ci-contre le modèle du cycle supérieur d'éducation physique.
Il en existe d’autres : celui des cycles élémentaire et secondaire est moins complet dans les procédés de mensuration, mais comporte des renseignements divers d'ordre médical : perméabilité nasale, dentition, vue, ouie et constitution.
Le verso de ces fiches comporte les résultats de l'examen pratique.
Le Règlement, enfin, prescrit comme indispensable l’utilisation du contrôle radiologique au cours de lentrainement.
Le contrôle médical constitue, selon nous, l’innovation essentielle de la méthode française dont il constitue le couronnement.
Pour la première fois, le rôle du médecin dans ses rapports avec l’éducateur est défini, tandis que les moyens dont il dispose et les détails de son rôle pratique sont exactement précisés.
Nous lisons, en conclusion de lintroduction de l'annexe III du Règlement (rôle du médecin) ces lignes qui expriment toute l’importance que la méthode attache à la collaboration médicale et tout le bien qu’elle en attend.
« En tous pays, les médecins sont de plus en plus attirés par l’éducation physique qui, sortie de l’empirisme est devenue une science expérimentale.
De nos jours, le rôle du médecin consiste ;
Modèle de fiche individuelle
(Cycle supérieur.)