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temps à l'écart de la question — commencèrent à s'y intéresser et, progressivement, leur collaboration devait être jugée indispensable.
Enfin, au début de notre siècle, une doctrine nouvelle voit le jour, dont le succès et l'influence furent immenses.
Nous voulons parler de la méthode naturelle.
Conçue par un éducateur qui ne chercha point à s'inspirer de conceptions scientifiques, elle est basée sur une idée simple, née des observations que fit G. HÉBERT au cours de ses voyages :
L'homme primitif, soumis aux conditions naturelles de la vie, acquiert une forme physique parfaite. Toute méthode d’éducation physique utile doit chercher à se rapprocher autant que possible de ces conditions.
C’est là le principe de la méthode naturelle.
Quoi qu’il en soit — sous l’influence de ces doctrines diverses — le problème de l'éducation physique a pris une importance qui s'accroît chaque jour.
La faveur dont jouissent de nos jours l’entrainement physique et le sport — le développement considérable que ces pratiques ont pris — notamment depuis la dernière guerre, posent de graves problèmes.
En quoi les pratiques de léducation physique améliorent-elles l'individu ? Quels sont les résultats moraux et physiques qu’on en peut attendre? Quels sont ses dangers ?
En effet, la diffusion de l’éducation physique ne fût pas sans entraîner de nombreux excès.
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Parmi ceux-ci, deux retiennent surtout l'attention des éducateurs et des médecins :
— les dangers des sports de compétition et de la spécialisation.
— les dangers de l’éducation physique appliquée sans discernement d'âge, de sexe et de possibilités individuelles.
Résumons brièvement l’état de cette question complexe, telle qu’elle se trouvait posée à la veille de la dernière guerre. |
Il existait de grandes doctrines traditionnelles d'éducation physiqne collective, auxquelles s’ajouta la méthode HÉBERT ou méthode naturelle.
Les pratiques de l’éducation physique se répandent dans la nation, ainsi que les sports et les compétitions athlétiques et sportives.
La constatation des excès et des abus nombreux de l’entraînement sans contrôle attirent l'attention des éducateurs et des médecins, qui vont tout naturellement demander aux sciences biologiques les lois d’un entraînement physique rationnel.
Ce vaste mouvement en faveur de l’éducation physique — poursuivi par les éducateurs, les physiologistes et les médecins — va aboutir à une synthèse.
Nous voulons parler de la méthode française d’éducation physique.
Nous avons pensé que la pleine compréhension de cette méthode qui résume l’effort d’un siècle entier de doctrines, d'applications, de recherches, aboutissant à
des résultats souvent divergents, s’obtiendrait mieux en étudiant la question sous son angle historique.
Cette méthode constitue vraiment une « Somme », la synthèse d’efforts isolés qui, avant elle, n'avaient point abouti à une solution pratique d'ensemble.
Nous nous sommes attachés à l’étude des méthodes d'éducation physique, surtout de celles qui ont vu le jour depuis le début du xix* siècle, pour mieux comprendre sa valeur, sa signification et ce qu'elle a apporté de nouveau.
L'ordre que nous adoptons dans notre exposé est l’ordre chronologique.
Après un court chapitre sur l’athlétisme grec, nous aborderons le mouvement moderne au moment de son origine, c’est-à-dire dans les dernières années du xvIe siècle.
Nous insisterons sur les trois grandes méthodes du début du siècle suivant, auxquelles s’attachent les noms de JAHN, de LiNG et d’'AMOROSs.
Puis nous verrons l'influence capitale, exercée à la fin du xIx° siècle et au début du xx° par les études et les publications de DEMENY et par l’apparition de la méthode naturelle de Georges HÉBERT.
C’est à la lumière de cet exposé que nous étudierons la méthode française d'éducation physique, dont nous essaierons, dans notre dernier chapitre, de dégager les principaux caractères.
DEMENY intitule l’un de ses livres : « Bases physiologiques de l'Education physique ».
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Tout récemment c’est à ses bases psychologiques et pédagogiques que LoisEL consacre le sien.
En fait, ces deux ordres de préoccupations demeurent toujours étroitement unies en matière d’éducation physique.
Le Règlement de la Méthode française consacre ses deux premiers chapitres à l’un et à l’autre de ces points de vue.
Le but de ce travail, consacré en quelque sorte, à l'historique de la question, est de montrer que les sciences biologiques et la médecine, d’abord écartées de léducation physique, devaient y prendre une importance de plus en plus grande, et que finalement, dans nos conceptions actuelles, leur rôle est devenu prépondérant.
Etudier l’évolution des idées en matière d’éducation physique, revient presque à suivre pas à pas le terrain lentement gagné en ce domaine par la médecine et la physiologie.
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