BACH
Tremblement des globes oculaires pouvant aller d’ure véritable « chorée oculaire » à une simple instabilité appréciable seulement au microscope (BAILLIART), — dont il convient de rapprocher (SAINTON) les secousses nystagmiformes intermittentes, rapides, peu amples, — qu’on peut observer dans les positions latérales extrêmes du regard. Hyperhémie conjonctivale consistant, — soit seulement en une ligne rouge nettement tracée sur la conjonctive bulbaire, partant de la commissure externe pour atteindre le limbe, signe très précoce dû (M. BENOIT) au pincement mécanique de la conjonctivite bulbaïre dans la fente palpébrale à chaque clignement des paupières, — soit dans le véritable signe décrit par TOPLANSKI et que M. SAIN- TON a observé deux fois seulement et jamais aussi net. Il consisterait en l’apparition au niveau de l’insertion des muscles droits, de 2 veines sinueuses pleines de sang qui émergent de la conjonctive, parfois d’un tronc commun, dont les ramifications se terminent à 2 ou 3 mms. du limbe sur une bande large de 2 à 3 millimètres. Il en résulterait une figure cruciforme qui disparaîtrait lorsque s’accuse l’exophtalmie.
Crises de larmoiement (conditionnant sans doute d’aspect brillant de la cornée) observées pour la première fois par BEYER qui considérait l’épiphora comme un signe de début. Elles peuvent faire place plus tard à une sécheresse de la cornée facilitant les excoriations.
Canitie des cils et troubles pigmentaires enfin tels que dépigmentation, dyschromie et surtout hyperchromie (signe de JELLINECK:-TEILLAIS). Celle-ci peut se présenter, —soit sous forme d’une coloration brune diffuse, soit par petites taches brunes formant un cerne palpébral souvent complet, parfois limité à l’angle interne de l’œil « fard des Basedowiennes ». On sait que ces troubles pigmentaires (très différents du Xanthelasma souvent observé chez ces malades) relèvent d’un trouble sympathique, direct pour les uns, — en relation avec une insuffisance surrénale fruste, pour d’autres.
8° Pourront enfin, à titre exceptionnel, s’associer à l’exoph-
CARACTÈRES DE L'EXOPHTALMIE DU TYPE BASEDOWIEN 41
talmie des Basedowiens, quelques-troubles rares dans la génèse desquels une participation thyroïdienne a été incriminée :
MM. JEANDELIZE, BRETAGNE et RICHARD ont rapporté en 1923 quelques cas d’hémorragies récidivantes du Vitré survenues, — tant chez des Basedowiennes indubitables, que chez des malades qui présentèrent par la suite les réactions biologiques de l’hyperthyroïdie.
La dysthyroïdie a enfin été invoquée comme une cause de cataracte qui, sans être fréquente, est néanmoins possible. Des observations de MM. GUILLAIN, ALAJOUANINE, MAR- QUEZY, parmi tant d’autres, rapportées récemment par
MM. G. WEILL et NORDMANN, paraissent en faire foi.
Tel est donc l’essentiel des troubles oculaires dont peut s’accompagner l’exophtalmie par ailleurs si particulière, des syndromes Basedowiens.
On se fera une idée de leur fréquence si l’on veut bien jeter les yeux sur la statistique donnée voici 7 ans seulement par MM. SAINTON d’une part, M. GILBERT-DREYFUS d'autre part :
Pour M.
Pour M. Sainton: Gilbert-Dreyfus:
Exophialmie......... de 50 à 70 0/0 des cas environ S. de Rosenbach.... 60 0/0 21:00 Eclat du regard ..... 30 0/0 Die nellwag.e. «2 30 0/0 22400 S. de Jellineck . .…:… 27 0/0 16 0/0 DdeslofirOv. un. 2 07/0 20 0/0 S. de de Graëfe ..... 20 9/0 231070 Srde-Môbius & ..::.... 17 0/0 11 0/0 Sude Bollart, 2. 8 0/0