IV. — Traitement des complications
Ce que nous venons de dire nous permettra d’être très bref quant au Traitement des complications oculaires. (« Depuis que nous avons à notre disposition ce traitement yohimbinique, nous n’avons plus eu à faire pratiquer une seule blépharorra-
phie. »)
1° A la Tarsorraphie Médiane en effet qui peut former une barrière contre laquelle la cornée à protéger peut aü contraire buter, s’ulcérer et se perforer, on préfère généralement, lorsqu’on y doit recourir, la Canthorraphie, où la suture est localisée seulement au tiers externe de la fente palpébrale. Imaginée par WALTHER, sa technique est très simple. Il suffit d’aviver les bords libres en respectant la lèvre ciliaire sur l’étendue voulue, puis d'appliquer deux ou trois points de suture. On immobilise les paupières par bandage ouaté compressif ; les fils sont enlevés dès le troisième ou le quatrième jour. Lorsqu'on vient à désunir les paupières, ce qui est affaire d’un simple coup de ciseaux, les bords libres reprennent leur aspect normal.
De façon plus élégante, on peut pratiquer (TERSON) un allongement du Releveur de la Paupière par entaille externe jusqu’à la conjonctive exclusivement, ou par taille d’une languette dont l’extrémité supérieure est fixée au bord supérieur du tarse, à la place où s’insérait le releveur libéré de toute son insertion normale. On permet ainsi aux paupières d’arriver en contact sans difficulté. Il sera ultérieurement facile de remédier à la ptose persistante, complication qui n’est pas à mettre en balance avec les lésions si graves parfois observées.
2° De ces lésions cornéennes, nous ne ferons enfin que donner un aperçu thérapeutique : on sait l’emploi de la Pommade à l’Oxyde Jaune de Mercure, des injections sous-conjonctivales de Bleu de Méthylène, les lavages du canal lacrymal au Nitrate d'Argent, la désinfection de la bouche et du nez. Les injections intra-veineuses de Cyanure de Mercure sont souvent recommandées; la sérothérapie anti-pneumococeique, la vaccination antipyogène ou autre, souvent indiquée.
En cas de participation irienne, les collyres à l’atropine seront instillés en surveillant le tonus du globe.
La présence d'Hypopyon sera justiciable de l'opération de SEAMISCH.
En dernier ressort, l’Enucléation pourra s’imposer.
Répétons simplement pour terminer que ce sont là extrémités qui doivent devenir de plus en plus exceptionnelles. Un diagnostic précis de la variété du syndrome Basedowien en cause, un traitement précoce et bien dirigé, la mise en œuvre des médications sympatholytiques enfin, doivent actuellement guérir le malade et. sauf exceptions, éviter même la Tarsorraphie.
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