CHAPITRE XIII
It F. S PROFESSIONS.
Le besoin de mutuels secours rapproche les hommes et forme le lien de toutes les sociétés. Chacun doit consacrer à celle dont il est membre le fruit de son travail, pour mériter d’avoir sa part dans les fruits divers du travail des autres. L’homme le plus utile à tous a le droit d’être le mieux traité. L’intérêt, aussi bien que le devoir de chacun, est donc de contribuer au bien-être général, de chercher les moyens de l’accroître, de s’attacher enfin à une profession. Celui qui refuse de travailler aurait tort d’accuser la société des privations auxquelles il s'expose. Si l’oisiveté est permise au riche, c’est à la condition d’empjoyer son supcrllu à secourir les malheureux, ou bien à encourager les industries de luxe créées tout à la fois pour ses plaisirs et pour assurer l’existence des personnes que leur goût ou leur faiblesse éloigne de plus rudes métiers. Le riche qui ne produit rien par lui-même, peut produire beaucoup de bien par le bon emploi de sa fortune. Accumuler ses revenus au delà des bornes d’une sage prévoyance, c’est se rendre coupable, devant Dieu et envers les hommes, des misères que l’on aurait pu prévenir ou soulager.
Qui reçoit doit. L’homme social n’est nourri, n’est vêtu, ne dort sous un abri commode, ne jouit des biens de ce monde, qu'avec l’aide et la protection de ses semblables. Il est donc juste qu’il contribue, pour sa part, aux avantages communs.