CHAPITRE XIV
volontiers ceux qui l’amusent, que ceux dont il lire un sérieux avantage. On prodigue sou argent à un chanteur habile, à une danseuse dont les grâces séduisent; on le donne avec regret à un avocat, à un médecin à qui l’on doit sa fortune ou sa vie. L'habitude de considérer le plaisir comme le seul bien réel fait croire que l’on ne peut jamais l’acheter trop cher : mais on trouve dur de se soumettre à des sacrifices, à des privations, pour être délivré d’un mal causé par la nature ou par les hommes. On ne comprend qu’avec un effort de raison tout le prix d’un secours dont le résultat est moins un bien que la délivrance d’un mal.