CU A PITRE XV
T, il
lérer des goûts, et même des délàuls qu’elle blâme eu secret. Mais cette indulgence s’exerce avec discernement. Elle tend toujours à éviter un mal, ou à produire un bien.
La condescendance est un acte de libre volonté et une concession de la force ; car on ne consent guère à plier, sans être sur de se redresser.
La condescendance a peut-être un principe plus élevé que la bonté. Celle-ci n’est qu’un penchant du cœur; celle-là est le calcul d’une haute raison.
7° Déférence, soumission et acquiescement d’une âme modeste aux sentiments et aux volontés d’une personne dont l'expérience, l’age, le rang ou le caractère lui inspirent de la confiance ou du respect.
La déférence est, dans l’expression des opinions, l’opposé de l’entctement; et, dans la conduite, le sacrifice de la personnalité. C’ est faire preuve de délicatesse et de bonne éducation que de savoir, à propos, user de déférence. Les jeunes gens surtout ne devraient jamais l’oublier.
8° Complaisance. La douceur de caractère, la facilité d’humeur et l’envie de rendre service produisent la eomplaisauce. Elle sacrifie, avec empressement, les goûts personnels au plaisir de recevoir un sourire reconnaissant. 11 y a, dans la complaisance, du désintéressement et un aimable abandon qui^en font le principal attrait des relations intimes.