UTILITÉ UK CES DISTINCTIONS
Dans ces distinctions, établies avec discernement el conscience, réside, pour chacun, la connaissance tout entière de son propre cœur. Il suffit, en effet, pour apprécier la moralité d’un sentiment, d’en examiner attentivement la source. S’il est tout personnel, il faut qu’il soit contenu dans des limites bien étroites, pour être complètement irréprochable; mais, s’il est inspiré par le désir du bien-être d’autrui, la bienveillance, la générosité ou l’affection, qui en sont le principe el l'aliment, bien qu’identifiées avec notre propre bonheur, peuvent élever notre cœur jusqu'à l'abnégation de nous-mêmes, jusqu'au plus sublime dévouement. Les passions produisent alors les vertus.
I.’aMK ET LA MATIÈKE SONT SOUMISES A UCKUjLKS Lois ANALOGUES.
Les lois qui régissent le monde moral et celles qui régissent le monde physique ont, entre elles, une grande analogie. Ainsi le leu des passions pénètre l'ame, la dilate et l'amollit, ou quelquefois y produit une expansion terrible, comme la chaleur ou l’électricité agissant sur la matière inerte; une raison calme tempère les sentiments, les concentre et en arrête l’effervescence, comme le froid retient une sève trop active; une âme est attirée par une autre âme, comme un corps gravite vers un autre corps; enfin la vie de l’âme, soumise au corps, a ses saisons, comme la nature; mais elle n’en accomplit qu’une révolution dans ce monde, et va se placer ensuite sous les lois inconnues de cette autre vie dont nous avons le pressentiment et l’impérieux désir.
L'homme, eu domptant la violence de ses passion», utilise sa
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propre puissance au protil de son bonlicur, bien plus encore qu'eu domptant les forces de la nature.
Il y a des âmes qui, semblables aux sources vives, épanchent sans cesse au dehors leurs sentiments et leurs passions; d'autres qui, pareilles aux volcans, compriment tout en ellesmêmes, et ne se manifestent que par des explosions.