IV. —— LA DISPARITION SPONTANÉE DE L'INFECTION LATENTE
Laissée à son évolution spontanée, l'infection à P. berghei, — chez le Rat qui à survéeu à l’accès initial aigu —. continue silencieusement son évolution sous la forme d'infection latente : puis le parasite finira par disparaître complètement de l’organisme.
Nous reviendrons plus en détail sur ce point dans un chapitre ultérieur. Disons seulement qu'à partir d’un certain laps de temps après l’impaludation, l'inoculation à la souris de quantités importantes de sang ou de broyats d'organes ne provoque pas d'infection chez cet animal ; ainsi BLacx constate que le sang et les organes d’un rat impaludé 91 jours auparavant laissent indemnes les souris inoculées [4]: de même RArrAELE
et Bazpr signalent «qu’une tentative de réinoculation à 90 jours de la primo-infection a échoué » [38]. Et l'extrême limite à laquelle un parasite a été observé sur frottis sanguin par A. CorRaperri, est le 50° jour après cessation de l'attaque primaire [18].
Cette disparition totale de lhématozoaire après un temps variable n’est d’ailleurs pas spéciale au paludisme à P. berghei ; c'est au contraire le destin normal du Plasmodium dans tout paludisme laissé à son évolution naturelle, en dehors de toute réinfection.