LE POUVOIR PROTECTEUR DU SÉRUM
Dans le but d’élucider le mécanisme de l’immunité dans le paludisme, de nombreuses expériences ont été réalisées, recherchant l'existence d'anticorps protecteurs dans le sérum d'hommes ou d'animaux guéris. Si.certains résultats n’ont pas été probants, les travaux de Coccesmazz et Kumm [13] suivis par d'autres chercheurs ont montré dans des paludismes simiens ou aviaires la réalité de ce pouvoir séro-protecteur.
Nous avons entrepris, avec G. FaBran, des investigations semblables chez le Rat blane [41]. Le sang a été prélevé par ponction cardiaque soit lors de la guérison, soit chez des animaux immuns, soit chez des rats hyperimmuns dont l’immunité avait été renforcée après guérison par une ou plusieurs injections massives d’hématozoaires. Les épreuves de séro-protection ont été réalisées in vivo par ‘injection de quantités importantes de sérums à 29 rats, 12 autres servant de témoins, et par injection intrapéritonale, ultérieure ou simultanée, de quantités massives d’hématies parasitées. Chez la majorité de ces animaux, nous avons suivi, en même temps que la parasitémie, la courbe de réticulocytose sanguine puisque ces hémalties granulofilamenteuses sont électivement parasitées et que la détermination de leur pourcentage dans le sang traduit et assure :la réceptivité de l'organisme quand aucun facteur d’immunité acquise ne S'v
oppose.