‹ Etude de l'Immunité dans le Paludisme Expérimental du Rat BlancChapitre 71 sur 81 · Manifestations fondamentales de l'immunité · texte numérisé non relu

Manifestations fondamentales de l'immunité

a) Son apparition au cours de l'accès de primo-infection.

— La primo-infection à P. berghei se termine rapidement, el nous avons pu constater une véritable «crise » parasitémique lorsque la parasitémie a atteint un haut degré, aspect que l’on a retrouvé souvent dans d’autres paludismes, par exemple avec P. brasilianum. Cette crise, qui a été mentionnée par A. Corra- DETTI @t F. VEROLINI, nous à permis de déceler quatre stades dans l’évolution de la primo-infection.

— Les formes de souffrance apparaissent également comme dans d’autres paludismes {«erisis forms») et l’on constate aussi en fin d'infection une diminution des mérozoites par rosace.

b) L'absence de rechute spontanée chez le Rat est un fait sur lequel les observations des différents auteurs concordent. Cest déjà un signe que l’immunité acquise est plus forte chez le Rat que dans d’autres paludismes où les rechutes existent. voire sont parfois fréquentes.

c) La résistance aux réinoculations, caractère primordial de l’immunité dans tout paludisme, se révèle extrêmement forte chez le Rat. La technique d’inoculation intrapéritonéale massive

de G. Fapranr et R. Vaneues (plus aisée et possédant la même valeur que la technique d'injection intracardiaque massive des mêmes auteurs), technique qui correspondait à l'injection intraveineuse de grandes quantités d’hématozoaires dans les autres paludismes, à parmis de montrer d’abord le haut degré de la résistance acquise qui ne se laisse pas réduire par des inoculations très importantes, puis de mettre en évidence le renforcement de l’immunité par injections répétées, sans qu'il y ait diminution de cette immunité, comme on le voit dans certains paludismes (P. gallinaceum, P. lophurae) lorsque la dose est trop forte ou les réinoculations trop rapprochées. Par l'étude de la durée de la parasitémie au cours de la réinoculation, on a pu mesurer aussi le léger fléchissement des résistances organiques qui peut se produire après plusieurs mois. Enfin il a été possible de constater l'existence d’une immunité croisée entre deux souches de Plasmodium berghei.

d) La disparition spontanée de l'infection latente, que nous discuterons plus loin, montre aussi l'intervention de l’immunité qui après quelques semaines aboutit à l'éradication du parasite.

e) Il est surprenant que, malgré la rapide acquisition d’une immunité forte et durable, nous ne soyons pas arrivé à vacciner des rats contre le paludisme, ni par simple injection de Plasmodium tués, comme R. VArGuEs l’a constaté dans des expériences encore inédites, ni même par la technique de FREUN» et Taomson avec divers adjuvants : peut-être, il est vrai, cet échec est-il dû à la trop faible, quantité d'antigène employé.

Page 1