‹ Etude de l'Immunité dans le Paludisme Expérimental du Rat BlancChapitre 73 sur 81 · Autres facteurs susceptibles d'agir sur l’immunité · texte numérisé non relu

Autres facteurs susceptibles d'agir sur l’immunité

L'action de la surrénale et de la cortisone est un chapitre

encore obseur. Les publications de G. Faprant, M. A. 1720 rt P. GRELLET ont montré que les surrénales peuvent parfois jouer un rôle, insoupçonné jusque là, dans ie maintien de la latence de l'infection après splénectomie, puisque leur ablation a pu provoquer une rechute là où la splénectomie à eile seule avait été insuffisante. La surrénalectomie peut également provoquer une reprise de la parasitémie chez un rat splénectomisé dont l'infection est devenue latente après rechute ou après réinoculation infectante.

La cortisone, sans action semble-t-il sur l’immunité de l’animal guéri de sa primo-infection et non spléneetomisé, manifesterait une action — complexe et encore mal élucidée — lorsque l'animal immun est privé de sa rate. Il faut souligner le fait que cette substance hormonale n’a pas provoqué de rechute de l'infection latente, car chez le Singe la cortisone a des effets comparables à ceux de la splénectomie.

Le bleu trypan, l’adrénaline, l'altitude, l’hémothérapie, ta gestation, l'allaitement, la saignée ne provoquent pas, ou très rarement, de rechute parasitaire chez le Rat. Nous voyons donc que divers facteurs connus comme pouvant provoquer une rechute du paludisme chez l'Homme ou le Singe (injection de cortisone) ou les Oiseaux (blocage du système rétieulo-endothélial) n’agissent pas avec la même régularité ou n'agissent même pas du tout sur l'infection latente du Rat. Ce qui montre encore, tout comme l'échec de la cortisone, la grande «solidité» de l’immunité acquise.

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