‹ Étude de l'Intoxication par les PolypeptidesChapitre 24 sur 42 · RÉSULTATS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS

Cette technique nous a permis des hépatectomies totales et rapides, l’intervention ne durant que 20 à 25 minutes après l’établissement de la fistule d’'Eck, soit en tout, 80 minutes environ.

Dans 35 % des cas, nous avons eu des survies de 3 heures après ligature du pédicule hépatique, c’est-àdire après l’hépatectomie physiologique.

Dans 35 % des cas, la survie a atteint 5 à 6 heures, permettant de plus amples explorations fonctionnelles.

Les morts au cours de l'intervention sont dues au choc opératoire, à des accidents d’anesthésie, à des hémorragies. par déchirure des veines sus-hépatiques à leur terminaison cave. Mais l'ouverture de ces veines expose bien plus à des embolies gazeuses, non toujours mortelles d’ailleurs.

I] faut prendre garde, en outre, à l’extrême minceur du diaphragme, surtout au niveau du centre phrénique et à la présence du cul-de-sac pleural qui descend jusqu’à la face postérieure de l’appendice xyphoïde. Cette technique, malgré ses difficultés, nous a donné des survies suffisantes qui permettent, en outre, de laisser

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l'animal dans de meilleures conditions expérimentales pour les explorations qu’on veut réaliser.

Une heure après l'opération, l'animal] paraît normal, reste ainsi pendant quelques heures, se promène, répond à l’appel, s'intéresse aux autres chiens, boit de l’eau et parfois mange.

Les accidents terminaux ont une apparition soudaine et une évolution rapide : d’abord faiblesse musculaire, ne peut tenir debout, puis bientôt, complètement inerte, en même temps diminution et perte des réflexes.

Puis apparition de crampes musculaires, réapparition des réflexes ; l’animal présente quelques convulsions et meurt.

Parfois ces accidents sont d’une telle brutalité qu’ils réalisent une véritable mort subite. La survie peut être prolongée par l’injection intraveineuse de sérum glu- Cosé.

Après l’ablation du foie, le pouls devient plus rapide, la respiration est accélérée et à la phase terminale, tend à prendre le rythme de CHEYNE-STOKES.

La sécrétion urinaire est très diminuée.

Pendant les heures de survie, il est une notion actuellement classique que l’hépatectomie totale fait augmenter notablement l'azote résiduel et diminue rapidement le taux de l’urée sanguine qui, dans les expériences de MANN et MAGATH dont l’hépatectomie est pratiquée en trois temps, peut descendre à 0,28 et même à 0,017. Nous avons repris les études de l’hépatectomie totale et porté notre attention sur l'évolution des polypeptides sanguins. Il nous a toujours semblé, dans nos expériences, que l’urée sanguine ne s’abaissait pas dans ces proportions prévues; c’est, qu'en effet, le chien hépatectomisé dans les conditions où nous avons opéré avec PALMER (technique en un temps et sans canule, de facon à ne jamais augmenter la tension portale) présente une oligurie profonde qui empêche l'élimination de hautes doses d’urée et établit ainsi une stagnation uréique sanguine qui compense et même parfois dépasse le taux uréique primitif. Voici un exemple

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