GÉNÉRALITÉS
Le métabolisme des polypeptides est sous la dépendance de plusieurs facteurs :
les uns d'apport digestif ou tissulaire,
les autres de destruction, qui est effectuée en grande partie par le foie,
ou d'élimination, qui se fait surtout par la voie rénale.
Il nous a paru intéressant d'envisager au point de vue expérimental, le comportement de ces différents facteurs de l’équilibre de la polypeptidémie et, au point de vue clinique, les circonstances qui accompagnent les modifications du taux polypeptidique, principalement dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien, et les conclusions que l’on peut en tirer au point de vue diagnostique et pronostique.
L'existence d’une polypeptidémie physiologique n’est connue que depuis peu, depuis les travaux de VAN SLYKE et de ses collaborateurs sur les désalbuminants acides du sérum et en particulier des acides trichloracétique et tungstique. En 1922, avec HILLER, il établit une technique des dosages des polypeptides pouvant s'appliquer à de faibles quantités de sérum. Ces deux auteurs peuvent conclure que l'acide tungstique se distingue par une précipitation relativement complète des produits intermédiaires de la désintégration des protéines sans atteindre les acides aminés.
Par contre, l’acide trichloracétique, surtout à des concentrations supérieures à 5 %, laisse passer presque tous ces produits dans le filtrat, non seulement les acides aminés, mais aussi une proportion maxima de produits peptidiques.
Un peu plus tard, VAN SLYKE appliquant sa méthode