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Le Chlore du plasma ne peut donc à lui seul indiquer un excès ou une pénurie du Chlore dans l’organisme, à moins que sa valeur ne soit fortement diminuée (audessous de 2 gr. 80 par litre de sang, dit Blum); hormis celte éventualité qui est rare, on risque de sérieux mécomptes si l’on entreprend une chloruration d’après lui seul. Il n’est pas inutile de le rappeler à un moment où l’on manie si largementet souvent sans examens suffisants les solutions salées hypertoniques.
Heureusement un artifice permettrait d'apprécier le taux du Chlore dans les tissus sans que l'on soit obligé de recourir à une biopsie, pratiquement impossible. LE. Blum a envisagé le premier, croyons-nous, l'intérêt que peut présenter en clinique le dosage du Chlore dans leshématies : «les globulesrouges,écrit-il({),peuventêtre considérés comme un tissu et l’on sait qu'ils sont le siège d'échanges nombreux avec le plasma. Le taux du Chlore des globules rouges nous permet d'apprécier l’imprégnation tissulaire ». La plupart des travaux qui ont été consacrés à l'étude de la Chlorémie comportent donc le dosage du Chlore globulaire, dans l'hypothèse que ses variations, plus sensibles que celles du CI plasmatique, représenteraient plus fidèlement celles du Chlore tissulaire,
Mais en outre, comme l'indique Blum, ce dosage nous renseigne sur les échanges du Chlore entre le plasma et les globules. Pour les raisons suivantes, quelques auteurs comme M. Ambard attachent au rapport
= jones CI globulaire CI plasmatique dérable :
qui les exprime une importance consi-
Ces échanges sont connus de longue date et leur intérêt s’est peu à peu dégagé. L'expérience fondamentale d'Hamburger remonte en effet à 1891 : Lorsque l’on fait barboter du gaz carbonique dans du sang rendu incoagulable, on constate que le plasma s’appauvrit en Chlore et qu'inversement si, après avoir remis ensemble globules et plasma, on équilibre le mélange avec une atmosphère exempte de C02, le plasma récupère le CI. Par ailleurs quand le plasma s’est appauvri en CI, le volume des globules rouges a augmenté considérablement et leur hémolyse a pu être obtenue avec des solutions de NaCI pour lesquelles les globules du mème sang n’hémolysent pas encore. Hamburger en déduit que ces phénomênes sont liés au va-et-vient du CI entre le plasma et les globules.
Zunz avait déjà remarqué qu'après le barbotage du Co2 dans le sang complet, les bicarbonates étaient formés dans le sérum en quantité trois fois plus grande que si on fait barboter l’acide dans le sérum seul. Rapprochant les deux phénomènes, Gürber les interpréla ainsi : le C02 fait passer dans les globules le chlore du NaCI tandis que le Na reste dans le plasma et se combine avec l'acide carbonique. Ambard a Jonguement développé cette manière de voir : selon lui, les échanges du Chlore entre plasma et globules sont liés à la formation des bicarbonates selon la réaction :
COS HH + NaCI — CO HNa + HCI