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d’un colibacille typique. On ne trouve pas de polynucléaires dans la bile. Un prélèvement aseptique des urines par sondage permet d’y déceler outre un pus abondant, de très nombreux colibacilles ayant les mêmes caractères que ceux de la bile. L’hémoculture est négative. Un mois plus tard, en période apyrétique, après désinfection des bassinets par sondes à demeure et lavages au nitrate d'argent, un deuxième tubage ne permet de trouver aucun colibacille dans la bile, alors qu'il en existe encore dans les urines.
La colibacillose biliaire semblait donc ici guérie, mais peut-être faut-il faire cependant une réserve sur le pronostic lointain, si cette poussée infectieuse a laissé une fragilité de la cellule hépatique qui la rend plus sensible aux infections et intoxications ultérieures.
Si dans ce cas, la colibacillose biliaire n’a donné lieu à aucun accident, il n’en aurait probablement pas été de même s’il y avait eu une cause de stase dans la vésicule biliaire. Ceci expliquerait la fréquence relativement grande des cholécystites aiguës au cours de la grossesse. On sait, en effet, que les troubles intestinaux liés à la gravidité sont une cause fréquente de colibacillémie que vient parfois compliquer une pyélonéphrite. Il serait donc intéressant de chercher si les cholécystites de la grossesse sont dues au colibacille et dans quelles proportions. Nous voyons enfin par cette observation, premièrement l'élimination à la fois biliaire et urinaire du colibacille, secondement le caractère passager de la colibacillosebiliairess’opposant à la fixation du même microbe par les voies urinaires par suite de l’état gravidique. Nous pourrons nous expliquer également par ce cas l’absence de colibacillose biliaire chez les colibacilluriques