‹ Étude de la Colibacillose biliaireChapitre 29 sur 33 · HEURE · texte numérisé non relu

HEURE

. Il s’agit d’une femme, Quey.…., de 31 ans qui entre à l’h6pital pour des crises douloureuses de l’hypochondre droit.

La première de ces crises remonte à sept ans. À cette époque, après des prodromes durant environ trois heures, et caractérisés par une sensation de lourdeur dans la région du flanc droit, la malade ressent en ce point une douleur brusque, sans irradiation, exagérée par le moindre mouvement. Cette crise cesse brusquement au bout de deux heures, laissant une sensation de bien-être et de soulagement. Depuis lors, la malade présente tous les trois ou quatre mois une crise semblable qui, dit-elle, est parfois suivie d’une légère teinte jaune des téguments. Dans l'intervalle, elle accuse quelques troubles digestifs, une sensation de lourdeur épigastrique après le repas, de la lenteur des digestions et de la somnolence postprandiale.

Elle vient à l’hôpiral parce que dans le courant du mois de décembre elle a eu deux crises particulièrement violentes avec fièvre à 380.

A l'examen, on découvre un rein droit ptosé et très sensible à la pression ; les urines sont troubles. Il n’existe pas de troubles fonctionnels vésicaux. Il n’y a pas de subictère, maïs le point vésiculaire est nettement sensible à la pression. Le foie et la rate ne sont pas augmentés de volume. Par ailleurs, on note un signe d’Argyll, la malade ayant contracté la syphilis à l’âge de 20 ans.

Le tubage duodénal, ramène une bile claire ; l'épreuve de l’hypophyse provoque l'évacuation d’une bile B peu foncée et transparente. A l’examen microscopique, on ne trouve ni microbes ni cellules, mais de nombreuses granulations très fines de lipoïdes. Aucune colonie ne se développe en boites de Pétri sur gélose lactosée tournesolée.

Les urines prélevées par sondage aseptique contiennent du pus en moyenne abondance et des bacilles Gram négatif que les cultures de différenciation identifient comme un pneumobacille peu virulent (2/10 de cc. d’une culture sur bouillon en injection sous-cutanée ne provoquent aucune réaction chez la souris) .

Delaporte 6

Là encore il s’agit d’une infection urinaire chronique dont les poussées aiguës S accompagnent de subictère et qui a eu un retentissement sur la vésicule biliaire.

Ces deux observations montrent donc la connexion qui peut exister entre deux affections urinaire et biliaire. Cette association est d’ailleurs loin d’être constante et chez deux malades atteints de pyélonéphrite colibacillaire, nous n’avons trouvé aucun signe biliaire et le tubage duodénal, fait cependant dans un cas trois jours après la défervescence, a été négatif.

3. Coexistence des deux syndromes entérohépatique et entéro-rénal.

Cette coexistence est fréquente, et pour Heirz-BoYER, doit être soupçonnée toutes les fois que de petits signes hépatiques accompagnent un syndrome entérorénal. Ils auraient alors la même étiologie intestinale

< gaercelui-ci. C'est le cas de l'observation de Ros... que

nous avons rapportée plus haut. Ici, les symptômes urinaires prédominaient et le syndrome entéro-hépatique n’a été révêié que par le tubage duodénal. Mais s’il y avait eu des réinfections successives ou une cause de stase biliaire, il èst permis de supposer que des accidents plus sérieux se seraient déclarés.

Dans d’autres cas, au contraire, c’est le syndrome entéro-hépatique qui doïnine le tableau. Telle est l’observation rapportée par WIDAL, LEMIERRE et BRODIN, en 1920, qui concerne un iètère au cours d’une septicé-

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