INSTRUMENTATION
Nous décrirons rapidement cette technique qui est actuellement bien connue en insistant simplement sur quelques points particuliers à un tubage destiné à un examen bactériologique de la bile.
Nous avons employé le tube d'EINHORN à ohte Métal lique percée de plusieurs orifices qui ne nous a jamais donné de mécomptes au cours de la trentaine de tubages pratiqués.
Les différents auteurs qui ont étudié la question ont des points de technique différents, relativement aux précautions d’antisepsie à prendre.
Pour éviter la contamination du tube au passage de la bouche et de l’estomac, Mc NEAL et CHACE ont préconisé un procédé ingénieux. Ils enrobent l'olive dans une capsule de gélatine au salol qui n’est dissoute
‘que par le suc duodénal.
B.B. Vincent Lyon décrit une technique extrêmement minutieuse qui a été reprise par d’autres auteurs
américains, en particulier GEORGES MorRis PIERSOL et
H.L. Bockus. La veille au soir, après le dernier repas, le malade pratique un lavage de bouche et un gargarisme soigné avec une solution astringente de chlorure de zinc, suivi d’un lavage de bouche avec un antiseptique léger. Le lendemain, à jeun, la même désinfection de la bouche et de la gorge est répétée et l’on fait avaler au sujet le tube duodénal suivant le mode habituel, en prenant soin cependant d'utiliser un tube bouilli longuement, des gants et même une blouse stérilisée. Dès que l’olive est dans l’estomac on introduit dans celui-ci par la sonde 250 cc. d’une solution astringente de chlorure de zinc. Puis, l'estomac est lavé une première fois à l’eau stérilisée. On désinfecte de nouveau avec une solution antiseptique et on lave une seconde fois à l’eau stérilisée, un échantillon est alors prélevé de ce liquide pour un examen bactériologique. Lorsque l’olive est dans le duodénum, on recueille des échantillons des biles À, B, et C qui sont examinés et cultivés.
Nous n'avons pas employé une technique aussi méticuleuse. En effet, quels que soient les soins apportés à la désinfection de la bouche et de l’estomac, il est impossible de rendre ces cavités aseptiques complètement et par suite, de supprimer les causes d’erreur venues de la contamination par les voies digestives supérieures. Nous nous sommes contenté après avoir fait bouillir soigneusement notre tube pendant dix minutes, d’entourer son extrémité extérieure par une compresse stérile fixée par un leucoplaste. L’olive lubréfiée par de la glycérine stérilisée était ensuite avalée
Et
par le malade après un simple lavage de la bouche et des dents.
Pour éviter la contamination de l’olive, nous avons tenté d’enrober celle-ci d’une capsule de collodion qui était rompue une fois le tube en place par insufflation. Malgré quelques réussites, nous avons dû abandonner ce procédé à la suite de plusieurs insuccès qui nous obligeaient à recommencer le tubage.
Une fois le tube avalé, le malade se couche sur le côté droit et doit soigneusement éviter d’avaler sa salive. On diminue ainsi en grande partie le mélange d’impuretés d’origine pharyngée avec le liquide duodénal. L'’olive pénètre dans le duodénum en un temps qui varie de une heure à trois heures, si à ce moment le tube est resté dans l'estomac, nous ne prolongerons pas l’épreuve, mais la répétons deux jours plus tard après administration de bromure. La rapidité du passage dans le duodénum est d’ailleurs très variable chez le même malade d’un jour à l’autre.
La position de l’olive dans le duodénum est vérifiée suivant les procédés habituels, mais surtout par l’examen du liquide recueilli. Si celui-ci est constitué par de la bile claire et transparente, ne rougissant pas le tournesol, et coulant de façon intermittente, on peut affirmer que l’olive est correctement placée. On peut d’ailleurs s’en assurer d’une façon absolument certaine, si l’on a une installation de radioscopie à sa disposition. On voit en effet le tube descendre obliquement en bas et à droite en suivant la petite courbure, puis s’infléchir légèrement en haut et en arrière dans le bulube duodénal,
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cet enfin descendre verticalement dans la deuxième portion pour venir s ‘arrêter dans le genu inferius. 41 n’est nullement besoin pour cela d'employer des tubes en caoutchouc spécial plombifère, si l’écran est doublé d’une grille anti-diffusante. Cependant, ce procédé a l'inconvénient de provoquer des mouvements du malade ce qui peut ensuite contrarier l'épreuve de MELTZER- Lyon. ; job
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