‹ Étude de la Colibacilose BiliaireChapitre 25 sur 38 · PEUR BR · texte numérisé non relu

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En résumé, on se trouve en présence d’une malade lithiasique ancienne atteinte d’un ictère par rétention, avec de la fièvre et mauvais état général. La lithiase cholédocienne probable est encore confirmée par la radiographie, qui montre deux ombres arrondies de volume inégal, situées exactement sur la ligne médiane, ainsi que par l'évolution ultérieure des accidents.

Les jours suivants la température est peu élevée oscillant aux environs de 370 5. Le 27 novembre à la suite d’un tubage duodénal avec instillation de sulfate de magnésie, la malade présente le soir une ascension de température à 390, avec des douleurs £e l’hypocondre droit. Ces phénomènes s’amendent en deux jours. L’ictère diminue ensuite un peu d'intensité. À partir du 2 décembre l’hexaméthylènetétramine est administrée par voie intraveineuse pendant une semaine.

Le 7 décembre nous faisons le tubage duodénal. Il ne s'écoule pas de bile spontanément mais l'injection d’extrait hypophysaire nous permet de recueillir 20 cc. d’une bile assez pâle où l’on reconnait sur la fin de gros flocons muqueux:. A l'examen direct on trouve du mucus en abondance, des cristaux de bilirubinate de chaux, et de cholestérine, ainsi que de nombreuses bactéries. Les cultures de différenciation permettent d'isoler un colibacille typique.

Ces résultats confirment donc le diagnostic de lithiase et d'infection biliaire.

À noter que l’hémoculture et l’ensemencement des urines, ce même jour sont négatifs.

Le 11 décembre, un nouveau tubage avec instillation de sulfate de magnésie, provoque encore une crise douloureuse et fébrile avec accentuation de l’ictère pendant trois jours.

Le 31 décembre on administre par voie buccale du vaccin colitique. A cette date on constate pour la première fois une augmentation de volume du lobe gauche hépatique qui est très douloureux.

Pendant tout le mois de janvier l’état reste stationnaire, la malade accusant trois crises nouvelles. On institue alors un traitement d’insuline, à raison de 10 puis de 20 unités par jour et destiné à préparer la malade à une nouvelle intervention.

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