IR PONS
Celle-ci est pratiquée le 15 février 1932 à l’anesthésie locale. Elle est rendue extrêmement délicate par un magma d’adhérences qui enserre tout le carrefour duodéno-biliaire. Deux calculs obturant le cholédoque sont enlevés. Un drain est laissé en place.
La malade succombe le lendemain matin, au milieu de phénomènes d’agitation intense et de dyspnée. Le foie et la région sous-hépatiques sont enlevés quelques heures après et fixés au formol.
La dissection de la pièce permet de voir qu’il existe 10 un calcul obstruant le canal hépatique, 20, une fistule reliant le canal hépatique gauche au genu superius du duodénum. Le foie présente des lésions d’hépatite lobulaire.
La culture des calculs enlevés à l’intervention, nous a permis d'isoler le colibacille au milieu d’une quantité considérable d’autres bactéries.
Nous voyons donc par cette observation une infection biliaire de très longue durée au cours d’une obstruction calculeuse de la voie principale. Il ne semble pas douteux que cette infection ait joué un rôle important dans la pathogénie des lésions hépatiques qui ont été découvertes.
Cette hypothèse a été confirmée par FLINT qui frappé par l’existence de lésions hépatiques coexistant avec des cholécystites, a pratiqué au cours d'interventions la culture de la paroi vésiculaire, de la bile et d’un fragment de tissu hépatique. Sur 9 cas de colibacillose biliaire, les cultures hépatiques se sont montrées positives deux fois, en montrant le colibacille associé à l’entérocoque ou au staphylocoque.
Les observations rapportées par CAROLI dans sa thèse confirment cette manière de voir. Cliniquement il existait toujours des signes patents d'infection dans la majeure partie des cas. Quoique l'étude bactériologique n’ait pas été faite systématiquement toutes les fois, il est
Delaporte 5
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