‹ Étude de la Colibacilose BiliaireChapitre 27 sur 38 · OPS ER · texte numérisé non relu

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permis de penser que le colibacille s’y rencontrait dans une forte proportion, si l’on se rappelle la fréquence avec laquelle ce germe est retrouvé dans les accidents infectieux de la lithiase. C’est à cette conclusion que s’arrêtait CAROLI, après avoir montré le caractère inflammatoire des lésions étudiées, lésions de trois ordres, d’hépatite inter-lobulaire et périportale, d'hépatite capsulaire et sous-capsulaire, enfin d’hépatite lobulaire.

Enfin les expériences de PETERMANN et PRIEST ont montré que des lésions infectieuses de la vésicule pouvaient se propager au foie pour y déterminer de l’hépatite. Ces auteurs ont procédé de la façon suivante sur le chien. Après ouverture de l'abdomen ils prélevaient un fragment de parenchyme hépatique qui était examiné et cultivé. Ils s’assuraient ainsi de l'intégrité du foie. Puis après ligature du cystique et des vaisseaux vésiculaires, ils injectaient dans la vésiculeune culture de colibacilles

ou de streptocoques. Ils déterminaient ainsi de façon.

constante des lésions d’hépatites, où la culture révélait la présence des germes de l'infection vésiculaire. Les lésions causées par le streptocoque étaient toujours plus graves que celles dues au colibacille.

Nous voyons donc que l'étude anatomo-clinique, ausi bien que l’expérimentation inclinent à voir dans l’infection biliaire et particulièrement dans l'infection à colibacilles, une cause importante d’hépatites de la lithiase.

B. En dehors de la lithiase.

Le rôle et la fréquence du colibacille sont plus discutés. La première étude d'ensemble de la cholécystite non

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lithiasique date de la thèse de Louer en 1896. Ces travaux furent poursuivis surtout en Allemagne et en Amérique, où, grâce à la radiologie et au tubage duodénal les auteurs purent mettre en évidence sa fréquence. En France, la question fut surtout étudiée par CHiray et ses élèves ainsi que par BRULE et GARBAN grâce aux techniques modernes de diagnostic des affections de la vésicule. Tous ces auteurs tant français qu'étrangers ont insisté sur le rôle important que jouent les troubles digestifs et en particulier la stase caecale dans l’étiologie de cette affection. Dès lors, il était logique de penser que l’on rencontrerait comme agents causals des germes d’origine intestinale. C’est ce que semblèrent confirmer les premières études sur la bile recueillie aseptiquement à l’opération. Dans près de la moitié des cas, il fut trouvé du colibacille ou de l’entérocoqueà l’état pur ou associé. Mais les travaux plus récents d’'ALVAREZ de GUNDE- MANN vinrent modifier ces idées premières, en employant une méthode un peu différente. Au lieu de cultiver le liquide vésiculaire, ces auteurs ensemencèrent leurs milieux avec des fragments de paroi vésiculaire. Dans ces conditions, non seulement ils eurent des résultats positifs là où le liquide vésiculaire était stérile, mais encore ils obtinrent des statistiques où le colibacille jouait un rôle beaucoup plus restreint. Au contraire, le staphylocoque fut trouvé dans une proportion importante, 60 % des cas pour 12 % du colibacille.

‘ Il y a donc une opposition entre les résultats fournis par la culture de la bile et par celle des parois mêmes de la vésicule. Dans les cas indubitables qui persistent ce-

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