‹ Étude de la décomposition du protoxyde de fer et de ses solutions solidesChapitre 33 sur 38 · PROTOXYDE DE CUIVRE · texte numérisé non relu

PROTOXYDE DE CUIVRE

a) Etude du système Fe’O*(FeO.CuO). — Bien que le ferrite de cuivre possède une structure cristalline identique à celle de la, magnétite et que son paramètre cristallin en soit très voisin (a = 8,44 À), il ne semble pas qu'il lui soit relié par un domaine de cristaux mixtes continu.

La température des points de Curie s’abaisse progressive-

ment aussi bien du côté du ferrite de cuivre (0e — 5800) que du côté de la magnétite (0 — 5700) (tableau I, fig. 22).

L’allure des courbes au voisinage des axes, est analogue à ce qu'on observait avec le ferrite de manganèse mais ici les deux branches descendantes ne se raccordent pas. Ceci conduit à distinguer deux solutions solides, l’une du type Fe*O* et l'autre du type Fe?0#CuO. Toutefois, il est impossible de faire une distinction autre que celle des propriétés magnétiques entre ces deux types; leurs structures apparaissent comme identiques et la différence paramétrique de leurs termes extrêmes est trop faible pour qu’on puisse espérer déceler une anomalie quelconque de structure par la méthode habituelle d'analyse aux rayons X.

b) Etude de la substitution. — Iétait intéressant de savoir si dans ce cas, la substitution était possible et dans l’affirmative, d'en connaître la limite. CuO provoque un abaissement du point de Curie de Fe*O* de 575° à 550. Il réalise donc une substitution progressive dans la magnétite avec formation de la série de solutions solides du type Fe*O* jusqu’à la solution solide limite (8. — 5502). Il est impossible de passer par substitution au type à points de Curie inférieurs à 5000.

La discontinuité des propriétés magnétiques Jo na donc bien à une réalité structurale puisqu'elle constitue en même temps la limite des réactions de substitution.

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