‹ Étude de la décomposition du protoxyde de fer et de ses solutions solidesChapitre 7 sur 38 · PRÉCISION ATTEINTE AVEC LES RÉSEAUX IMPARFAITS · texte numérisé non relu

PRÉCISION ATTEINTE AVEC LES RÉSEAUX IMPARFAITS

Nous avons supposé, dans la discussion précédente, que les substances examinées possédaient un réseau suffisamment régulier pour résoudre le doublet «x, du rayonnement K. Mais dans certains cas les conditions ne sont pâs aussi favorables et l’on se trouve parfois astreint à faire des mesures sur des substances qui n’ont pas dépassé le stade de cristallisation confuse.

Ce problème se pose avec certains oxydes dont la PRIT sation est difficile, même aux températures élevées (ferrites) ; il se pose également avec les métaux déposés électrolytiquement (10) et avec la plupart des solutions solides d’in-

sertion dont les plans sont déformés par l'introduction d’atomes étrangers dans les intervalles du réseau (11, 12). Les doublets sont alors remplacés par une raie unique, peu contrastée, et la courbe microphotométrique accuse un maximum arrondi, dont le pointé est très aléatoire.

Lorsqu'on se trouve dans ces conditions, il faut tracer les tangentes au point d’inflexion de part et d’autre du maximum

de chaque raie ; leur intersection définit la position d’un maximum fictif correspondant sensiblement au sommet de la composante K«,, que l’on devrait observer si la substance était bien cristallisée.

La distance ainsi mesurée ne correspond d’ailleurs à aucune réalité physique sinon à une moyenne, car l'élargissement de la raie ne fait que traduire l’irrégularité du

Fig. 8. — Evolution de la raie (331) au cours de la décomposition de FeO.

réseau, dont les paramètres subissent des fluctuations de part et d'autre de cette valeur. L’incertitude qui en résulte. sur la détermination des distances interplanaires, ne peut être imputée dans ce cas, à la méthode de mesure.

L'étude microphotométrique de la distribution des intensités au voisinage des raies, nous a permis dans certains cas de caractériser le trouble du réseau. La figure 3 qui résume l’évolution de la raie (331) du protoxyde de fer, au cours de sa décomposition à basse température, met en évidence la désorganisation de l'édifice cristallin de l’oxyde soumis à cette transformation, par la disparition progressive du doublet initial.

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