‹ Étude de la Génération des Engrenages Par la Méthode des RoulettesChapitre 109 sur 111 · Fraises utilisées pour le taillage · texte numérisé non relu

Fraises utilisées pour le taillage

Pour un taillage correct, les deux roues plates matérielles équivalentes aux oulils, doivent être rigoureusement emboîtables.

1° Taillage de chaque roue en deux passes. — On peut réaliser les deux roues plates matérielles symétriques et emboîtables en mutilisant que les deux fraises décrites plus haut ($ 112).

En fait, on est obligé de ne pas donner aux deux faces de la dent de roue plate le même angle de pression, sinon il y aurait une trop grande variation de courbure dans le profil des faces de la roue pseudo-conique. Ce défaut est mis en lumière par la figure 103 (la roue pseudo-conique se reconnaît à la dissymétrie de son profil). On y remédie en utilisant des angles de pression différents pour les deux faces de la dent de roue plate : par exemple : 25° et 17° 1/2.

Donc, si l’on veut réaliser les deux roues plates matérielles dont les sections par le primitif correspondent à la figure 94, il faudra nécessairement deux passes par roue, soit, au total, quatre fraises.

20 T'aillage d’une roue en une passe. — Ce procédé est utilisé pour la fabrication des couples hypoïds des ponts arrière d'automobiles : Ia couronne est la roue conique; elle est obtenue en une passe au moyen d’une fraise taillant intérieurement et extérieurement, mais dont les cônes ont des angles différents (cette différence est assez sensible pour qu’on puisse distinguer à

première vue une couronne destinée à un couple hypoiïd, d’une couronne ordinaire).

Si r et r’ sont les rayons de ces deux cônes dans le primitif ($ 114), il sera indispensable, pour que la condition d’emboîtement des roues plates matérielles soit respectée, d’avoir, pour tailler le pignon pseudo-conique, deux fraises distinctes : l’une de rayon r et taillant intérieurement; l’autre de rayon r” et taillant extérieurement.

120. Remarque sur la définition pratique du couple hypoïd Gleason.

Le couple pignon-couronne taillé industriellement sur machines Gleason et connu sous le nom d’engrenage hypoiïd n’est pas exactement l’engrenage gauche que nous avons déjà désigné ainsi ($ 38).

Soient deux cônes Ji, et Ji, d’axes fixes et situés de part et d'autre d’un plan tangent commun fixe Q; sur celui-ci glissent les primitifs de deux roues plates [P,, N;] et [P:, N,] constamment en coïncidence et dont le centre commun est le sommet S, de H, (fig. 30). Le plan P, roule sans glisser sur dt; mais le mouvement P,/K, n'admet plus ces deux dernières surfaces pour primitives, en sorle que, À, et H, étant arbitrairement choisis en grandeur et position, le rapport de leurs vitesses de rotation est laissé indéterminé.

L’engrenage ainsi défini est à contact ponctuel.

Le cône ji, lié à la couronne (roue conique) a son angle au sommet très ouvert et, par suite, reste sur une assez grande surface très voisin du plan Ps aussi, pour que les points de contact des dentures ®,/®9, soient aussi près que possible des deux surfaces J, et Hi, MM. L. Srewart et E. WiILDHABER se sont proposés (B. 24) de définir la trace T de la surface d’égale pente (N; N:) sur son primitif (P,P,) par la condition que la surface d’engrènement relative à l'engrenage gauche roue-plate/pignon passe par la génératrice de contact A, de

h, avec P,.

S4 Imaginons alors le plan P’, en coïncidence avec Q et tournant autour de $, de façon à

L à, rouler sans glisser sur Ji, : le centre instan-

Fa tané de rotation du mouvement P./P’, est alors

un point I situé sur le prolongement de S; S: (fig. 104), et tel que :

a IS «y Sin «4°

Le point caractéristique M de T dans ce mouvement étant sur A, il est facile d’en déduire la définition de T au moyen d’une équation différentielle. Nous allons nous contenter de déterminer son rayon de courbure en un point quelconque. Considérons la normale MI à T comme une tige dont une extrémité décrit T par rapport à P;,etA, par rapport à Q; le centre instantané du mouvement de celte tige par rapport à Q est l'intersection U des normales en M à A, et en. I à MI. Or, le centre de courbure |: de T est le centre instantané dans le mouvement de la tige par rapport à P,, el comme celui-ci résulte de deux rotations de centres respectifs U et $S;, on en déduit que y est à l'intersection de MI avec S, U.

En pratique, on réalise approximativement la solution précédente en remplaçant T par un arc de cercle dont le centre est une position moyenne du point y dans le plan (P, P;).

Fig. 104

Remarquons enfin que cet engrenage industriel étant à axes rectangulaires, on a la relation déjà établie (note 14) :

cos S IS — tg x g Xe

Page 1