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Classification des machines correspondantes

Je la fais également reposer sur la nature de la surface primitive du flan au cours du laillage; l'intérêt de cette classification se trouve confirmé en

pratique par le fait que certaines machines peuvent tailler des engrenages parallèles ou $auches (Sunderland, Fellows, Pfauter) et que d’autres peuvent tailler des engrenages concourants ou gauches (projet B et machine Gleason à fraise conique).

Si l’on se place maintenant au point de vue de la manière dont s'effectue le taillage, on est amené à classer ces machines en deux autres groupes :

1° les unes sont construites de façon que l’outil taille complètement la face de dent attaquée, puis passe à la suivante, en sorte qu'après un tour du flan les faces correspondantes de toutes les dents se trouvent io Nous dirons alors que le taillage est successif.

At

Considérons l’ensemble [®, 16] (£ étant un plan, sauf dans le cas du laillage Fellows) : l’arête vive de LE appartient toujours, dans ces machines, à la surface W et son mouvement par rapport au flan résulte de la composition de deux mouvements bien distincts :

— le mouvement de coupe au cours duquel l’arête vive engendre la suriace 1 liée comme © au support de l'outil;

— le mouvement générateur qui est le mouvement du chariot porte-outil réalisant le roulement de ® sur la surface primitive (cône ou cylindre) du flan, lui-même en rotation autour de son axe.

Ces deux mouvements sont indépendants, à cela près que le mouvement de coupe doit être très rapide par rapport au mouvement générateur (théoriquement la vitesse du mouvement de coupe devrait être infiniment plus grande que celle du mouvement générateur).

29 les autres machines sont telles que l’outil enlève un copeau à une dent, le copeau suivant à la (ou à une) prochaine, et ainsi de suite, de sorte qu’il faut un grand nombre de tours du flan pour que les faces correspondantes soient terminées. Nous dirons alors que le taillage est progressif.

Dans ce cas, le mouvement de l'outil par rapport au flan résulte encore de la composition de deux mouvements bien distincts, mais essentiellement différents des deux mouvements considérés dans le taillage successif, quoique désignés par les mêmes noms :

— le mouvement de coupe qui est le mouvement de l'outil par rapport au chariot : la surface que son arête vive engendre par rapport à celui-ci n’est pas tangente à la denture à réaliser. Ainsi dans le cas des machines Reinecker, par exemple, le mouvement de coupe est celui du couteau sur son chariot, mouvement au cours duquel la trace de ce couteau sur le primitif décrit une courbe

fermée en forme de carré à coins arrondis ($ 92 et 121);

— le mouvement générateur qui est le mouvement du chariot porte-outil par rapport au flan, et au cours duquel un plan P’ lié à ce chariot glisse sur le plan primitif P de la crémaillère (ou roue plate) associée au flan. Le fait que le plan P est désolidarisé du chariot est caractéristique de ce nouveau mode de taillage.

Dans le taillage successif, le mouvement de coupe doit être très rapide par rapport à la rotation du flan, mais à cela près arbitraire, tandis que le

mouvement générateur est lié à la rotation du flan par la condition de roulement sans glissement des surfaces primitives.

Dans le taillage progressif, au contraire, le mouvement de coupe s'effectue à une vitesse exactement déterminée par la rotation du flan, alors que le mouvement générateur doit être très lent par rapport au précédent (en théorie infiniment lent), mais à cela près, quelconque.

On reconnaît tout de suite une machine à taillage successif au fait que le chariot porte-outil a un mouvement discontinu (excepté dans le taillage Fellows où l'emploi d’une roue taillante complète élimine cette discontinuité) el que le flan tourne lentement : dans la machine à taillage progressif, le chariot progresse {rès lentement, sans aucun à-coup, et le flan fourne vile.

Remarquons que le taillage progressif a l’avantage d'éviter l’échauffement inégal du flan qui est à redouter (car il peut provoquer des erreurs de division) dans le taillage successif.

En outre, ce taillage supprime le temps mort correspondant au retour de l'outil à sa position initiale, évite l'emploi d’un diviseur et, bien qu’il soit encore assez peu utilisé, permet de réaliser une assez grande diversité de dentures.

Inversement, les machines à taillage successif ordinaires permettent le taillage de roues pseudo-coniques, alors que les machines à taillage progressif ne le permettent généralement pas.

D'où, finalement, quatre catégories distinctes de machines dont nous éludierons, en particulier, les suivantes :

( Machines :

a) Taillage successif.. d Praullgede roue Sunderland, Fellows.

cylindriques ...... Machines:

b) Taillage progressif.

\ Pfauter, projet A, Reinecker.

a) Taillage successif | Machines :

: (roues coniques où + Gleason-Couteaux, Heidenreich et 2° Taillage des roues | coniques et pseudo- pseudo-coniques).. Harbeck, Gleason-spirale. CORIQUES.S re b) Taillage progressif Machines : (roues coniques) .. / Œrlikon, projet B, Reinecker.

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