Machine Heidenreich et Harbeck
Cette machine est absolument semblable comme construction et fonctionnement à la machine Gleason à couteaux et à train d’engrenages; c’est ainsi qu’elle taille des dentures droites dans les mêmes conditions. Mais clie est pourvue d’un dispositif supplémentaire permettant le taillage des dentures hélicoïdales : la tête porte-couteaux a une position réglable sur le chariot .C; imaginons celui-ci dans une position telle que les couteaux soient symétriques par rapport au plan horizontal passant par son axe; la tête porte-couteaux Te, montée sur le chariot au moyen de glissières, peut être abaissée ou élevée de façon à placer le sommet Z de la dent de roue plate à la distance voulue du centre S de celle-ci. Sur la figure 85 la tête est représentée élevée.
Fig. 85
Soient r le rayon du cercle moyen de la roue plate, « l'angle de spirale désiré (figure 80), 0 l'angle dont il faut faire tourner la roue plate pour amener en coïncidence deux dents voisines; le réglage de la tête est défini par la relation :
Pour le taillage de deux roues conjuguées, le réglage est fait de façon “
que È occupe successivement deux positions symétriques l’une de l’autre par rapport à S.
III, — TAILLAGE de ROUES PSEUDO-CONIQUES
103. Les deux dernières machines seraient susceptibles de tailler des roues pseudo-coniques, en vue de la réalisation de couples hypoïds, pourvu que la poupée porte-flan soit réglable eu hauteur.
Remarquons que dans le cas d’un tel engrenage hypoid, on obtient très facilement, pour chaque position de la roue plate, les deux caractéristiques de la face plane N dans ses mouvements par rapport aux deux roues conjuguées : en effel, revenons à la figure 30 du cas général, et considérons une position quelconque de la surface (N; N.).
La caractéristique de N; dans le mouvement N;/f, est la projection à, de À, sur N,..
La caractéristique de N, dans le mouvement N./f, est la droite à, le long de laquelle la normale à N, appartient au complexe T' ($ 39); le pôle du plan normal à N, le long de à, étant rejeté à l'infini, ce plan est parallèle à l'axe de TC: à, est donc parallèle à la projection sur N, de l’axe de T. Or, le point de rencontre de à, et à, est tel que la normale à (N; N,) en ce point coupe la conjuguée 4’, de À (fig. 31). D’où finalement, la construction de à, : c’est la parallèle à la projection de À, menée par le point de rencontre des projections de À, et A’;. L’épure se fait immédiatement.