Réalisation de cette denture sur machine Œrlikon
La figure schématique faite à propos de la machine Gleason à couteaux el à train d'engrenages (fig. 83) correspond exactement à la construction de la machine Œrlikon : même poupée porte-flan réglable autour d'un axe vertical fixe SY, et le chariot porte-outils est également mobile autour d’un axe horizontal fixe SZ. La différence entre ces deux machines réside essentiel-
lement dans le montage des couteaux sur le chariot et dans le mouvement.
Le montage des couteaux est le suivant: sur le chariot Cn (fig. 87) est animée d'un mouvement rectiligne alternatif; une tête qui entraîne
deux coulisseaux C; guidés par deux glissières rectilignes G, réglables sur le chariot de façon que les coulisseaux fassent l’angle voulu. Sur chacun d’eux est fixé le support S4 d’un couteau: ce support est réglable autour d’une parallèle à l’axe du chariot, pour permettre de placer les couteaux, d'après l'angle de spirale, de façon qu’ils ne talonnent pas. Les arêtes vives rectilignes des couteaux sont alors symétriques par rapport à un plan passant par l’axe du chariot et lié à celui-ci.
Voici maintenant comment s'effectue le mouvement de taillage: les couteaux travaillent quand ils progressent vers le centre, et un dispositif non représenté les fait s’écarter pendant le mouvement de retour. L’un des couteaux taille un flanc convexe, et l’autre le flanc concave de la dent suivante (les deux
{lances ne se faisant pas vis-à-vis). Chaque couteau effectue une passe toutes les cinq, sept, onze ou treize dents. (Si n, et n, sont les nombres de dents des deux roues conjuguées à réaliser, on prendra l’un de ces quatre nombres qui soit premier avec n, et n, à la fois). Pour le montage des couteaux indiqué sur la figure S7, le primitif P de la roue plate tourne dans le sens de la lèche F. Quant au chariot, il tourne très lentement dans le sens contraire de EF depuis le moment où les couteaux commencent à mordre le flan, jusqu’au moment où ils ne le touchent plus, ce qui correspond à la fin du taillage.
io Taillage correct. — Supposons le cône primitif du flan tangent au primilif de la roue plate de centre S; puisque les couteaux sont soumis à des translations parallèles à ce plan, ils déterminent dans le flan un cône de pied parallèle au cône primitif (fig. 79). Supposons le réglage des couteaux tel que leurs traces décrivent dans P’ deux segments de droites concourants en S, chaque arête élant orthogonale au segment T° correspondant.
Soit 0 la durée de la révolution du couteau qui effectue une passe toutes les À dents du flan; soient «, le demi-angle au sommet du primitif de la roue à tailler, nr, son nombre de dents, et w, sa vitesse angulaire quand le chariot est immobile, On obtient «, en exprimant de deux manières l’angle dont a tourné le flan pendant le temps 0 :
(1) CU non.
Imprimons maintenant au chariot son mouvement générateur de très pelite vitesse angulaire x, dans le sens inverse de la roue plate; la vitesse w, que l’on doit alors donner au flan est déterminée par la condition que la vitesse de P sur P’ soit toujours égale à «, sin a. :
ul Sin &°
(2 À À Er w'{ ==
La vitesse de rotation du flan est réduite, conformément à cette formule, grâce à un différentiel (2).
Passons au taillage de la roue conjuguée : on change le sens de rotation du flan, donc de la roue plate, la vitesse de celle-ci étant toujours égale, par rapport au chariot, à e,sina; on incline alors chaque support S4 symétriquement par rapport à la droite T’ correspondante, et l’on remplace les couteaux de façon que les arêtes coupantes des nouveaux aient, sur les coulisseaux, la même position que celles des précédents.
On à ainsi réalisé une roue plate matérielle symétrique de la précédente et emboîtable avec elle (®). -
(X) Le train d'engrenages utilisé dans la machine permet de réaliser la vitesse de rotation du flan avec une précision supérieure à 105, (B. 2).
(0) NI est À noter que, ces conditions étant exactement satisfaites, l’engrenage Œrlikon est parfaitement . rteut he LATE al SE UNe Co DU : RE ee < É à 5 corree en que N ne soit pas une surface d'égale pente et que T ne soit qu’à peu près une spirale logarithmique.
Soil w, la vitesse angulaire du flan quand le chariot est immobile, w’, celle ? ie. Q L\ Q r Le A que l’on doit associer à la vitesse u du mouvement générateur (de même sens que lors du taillage précédent), on a :
€ 2 CT (3) Go ( = A : no u (4) On TO) SEE É F gd SIN %
20 Taillage effeclué pratiquement. — Le désir de réaliser une roue où le cône de pied et le primitif aient même sommet (fig. 78) — c’est-à-dire d'avoir des dents « rajeunies » vers le sommet du cône, suivant l’expression de M. BRANDENBERGER — conduit à modifier de la façon suivante la position
et le mouvement des couteaux et du flan : chaque support est réglable autour de la parallèle à l’axe SZ du chariot menée par l'extrémité e du couteau correspondant et, dans leur mouvement relatif au chariot, ces extrémités e décrivent deux droites passant par le sommet $S du cône primitif (fig. 87). Quant au flan,