‹ Étude de la loi du 31 mars 1919 relative aux pensions militaires d'invaliditéChapitre 20 sur 35 · RES · texte numérisé non relu

RES

« gaz de combat. Les pourcentages de 10, 200 % qui « leur sont attribués sont peu justifiés. »

Un cinquième donc des anciens gazés sont seuls des grands malades, à eux devraient aller les pensions de 100 % qu’on distribue aveuglément et automatiquement à tous les tuberculeux.

Les gaz et la tuberculose.

De très nombreux tuberculeux font remonter leur tuberculose à une atteinte par les gaz de combat plus ou moins authentique.

Que faut-il penser de cette question ?

Le Professeur ACHARD a dit à l’Académie de Médecine le 19 avril 1927, qu’on n’observait autrefois qu’assez rarement la tuberculose chez les anciens gazés.

Ayant observé que la proportion des gazés tuberculeux allait en augmentant, il a pensé que la résistance à l'infection bacillaire des gazés avait diminué.

Mais, il a ajouté aussitôt : « Pour admettre chez ces anciens gazés, devenus tuberculeux, une révision des pensions militaires, il est nécessaire d’établir par un diagnostic précis non seulement l’existence de la tuberculose mais encore celle des lésions bronchopulmonaires dont le développement graduel a facilité l’éclosion des tubercules ».

Le Professeur SERGENT, le 3 mai 1927, insistait d’abord sur ce qu’il faut entendre par anciens gazés qu’il définissait ainsi : « Ceux chez qui une forte in-

« toxication par les gaz a laissé des séquelles du-

« rables et définitives ».

Il insiste sur la difficulté du diagnostic différentiel entre la tuberculose pulmonaire fibreuse et les séquelles respiratoires des atteintes par les gaz. La présence du bacille de Koch est nécessaire. Enfin, il ajoute « qu’il est peu enclin à penser qu’une tuberculose qui apparaît 8 à 9 ans après la fin de la guerre .n’ait pas trouvé d’autres causes occasionnelles ».

Des études expérimentales ont été faites en Amérique pour déterminer la réceptivité des gazés à la tuberculose.

Les Archives of internal Medicine (Chicago) donnent les résultats suivants :

Que les animaux aient été gazés ou non, le degré de tuberculose obtenu après injection de bacilles était à peu près le même avec une petite différence en moins pour les gazés.

Les gaz ne réactivent pas les lésions tuberculeuses anciennes et n’ont aucune action sur les lésions récentes.

Ces conclusions n’infirment pas l’opinion du Professeur ACHARD que les anciens gazés peuvent devenir tuberculeux, mais il semble qu’il ne sont pas plus exposés que les individus non gazés.

Quoi qu’il en soit, il eut été nécessaire que les Commissions fussent très attentives dans leurs examens des porteurs de séquelles dues aux gaz, tuberculeux

ou non.

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