LA
la dent adulte ne fait pas son éruption dans une direction normale comme le fit la dent temporaire qui la précéda sur le maxillaire.
La théorie en honneur est celle qui explique celle mauvaise orientation du bourgeon adulte par ‘une mauvaise direction de l'axe du follicule dentaire qui aurait souffert des troubles de l'embryogénèse.
L'are viscéral, dans la portion qui Aide bord libre des mâchoires, montre vers le quarante-cinquième jour de la vie fœtale un bourrelet lisse et indivis de cellules épithéliales. | |
Sur ce bourrelet apparait un sillon qui, reposant sur la masse embryonnaire, composant alors les maxillaires, le divise en deux moitiés parallèles, il s'enfonce dans l'épaisseur du bord alvéolaire et donne deux bourrelets, l’antérieur est La lèvre, le postérieur est la masse gingivale. Ce sillon porte le nom de Jabio-gingival, il provient d’une invagination d’une lame épithéliale appelée mur plongeant, On voit alors apparaître un diverticulum ou lame épithéliale de Kolliker ou lame dentaire sur laquelle sont disposées les ébauches des organes adamantins dont la paroi interne est appliquée sur la papille dentaire. Cest l'extrémité de cette lame qui va produire l'organe de l'émail, premier vestige du follicule dentaire.
L’organe de l'émail a donc pour origine une papille épithéliale de la muqueuse buccale.
Dans chaque germe on trouve plusieurs organes embryonnaires distincts qui fourniront les différentes parties de la dent, il y aura donc un organe de l'ivoire ou dentine et'un organe du cément qui ont, d'après la plupart des auteurs, pour point de départ commun une condensation papilliforme du tissu conjonctif de la muqueuse buccale, et ils expliquent
ainsi ce processus : pendant que se forme l'organe de l'émail, le tissu conjonctif situé sous ce dernier se condense, grâce à une prolifération active de ses éléments donnant naissance à un groupe cellulaire la papille dentaire ou organe de l'ivoire.
Pour Magitot, le sac est formé par deux lames émanant de la base de la papille et allant se rencontrer à l'emplacement du gubernaculum qu'elles coupent pour se rejoindre. Cette théorie a moins de partisans depuis qu'on admet que le sac folliculaire résulte, non de la progression de deux lames allant à la rencontre l'une de l’autre, mais du tissu conjonclif condensé au voisinage de la papille et de l'organe de l'émail.
Si, comme l'a établi le docteur Capdepont, on admet que l'organe de l'émail est produit par une pénétration de la couche épithéliale dans le mésoderme, il faut du même coup admettre l'existence forcée du sac folliculaire, puisque ce dernier est constitué par ce mésoderme plus ou moins dilférencié et non pas par un organe spécial. Il pourra être incomplètement fermé, suivant que le gubernaculum sera lui-même incomplètement séparé de l'organe de l'émail, mais, ainsi, partout où il y aura organe de l'émail dans le tissu conjonelif, il y aura sac folliculaire. Toutefois, lorsqu'il s'agira de cas tératologiques, le sac folliculaire pourra faire défaut.
IL y à déjà quatre siècles, Eustache et Fallope ont les pre-
miers étudié cette question du développement des dents ; ils furent suivis d'Herissant, Rousseau, Delabarre, Duval, Cruveilhier, Blandin, Malassez, Magitot, Albarran, etc. ,. Assez rapidement, les cellules les plus superficielles de cette papille se différencient en un épithélium dénommé membrane de l’ivoire ou dentine, composée d'odontoblastes. Elles sont caractérisées par plusieurs prolongements périphériques très fins, les fibres de Tomes.
Es
Pour Pierre Robin, il faudrait plutôt rechercher l'origine du cément dans une différenciation du périchondre ; on comprendrait ainsi plus facilement le développement considérable du cément qui couvre une partie du collet des molaires chez certains animaux.
Le bulbe dentaire s'enfonce dans la dépression inférieure de l'organe de l'émail qui le recouvrira constamment dans les phases ultérieures de son développement.
Le bulbe ne va pas garder longtemps sa forme arrondie; il prend bientôt la configuration de la dent future, conique pour les incisives et les canines et garnie de saillies égales au nombre des cuspides pour les molaires.
IL vient un moment où l'organe adamantin et la papille sont enveloppés sous une membrane commune de tissu conjonetif qui se développe autour d'eux, c'est le follicule dentaire qui isole l'organe adamantin de l'épithélium qui lui a donné naissance.
La calcification du germe dentaire consiste dans le fonctionnement des organes embryonnaires, de l’émail, de l’ivoire et du cément.
Sur ce sujet, les auteurs se partagent : les uns considèrent que l'émail et l’ivoire se calcifient par substitution; pour les autres, il s’agit d'excrétion.
Le cément se calcifie par une véritable ossification, ce qui semblerait bien en rapport avec l’origine cartilagineuse que lui attribue P. Robin.
La première calotte d'émail se dépose sur la face interne de la membrane adamantine. La première couche d'ivoire apparaît sur la face externe de la membrane de l'ivoire. L'ivoire est le premier à entrer en calcification. Le cément donnera un revêtement coronaire et radiculaire, ce dernier
seul existe chez l’homme.
. Les sacs dentaires des dents temporaires et permanentes sont à l'intérieur du même alvéole osseux. Les dents temporaires proviennent des festons de la lame dentaire situés entre les pédieules ou collets des dents de lait. Plus tard, se fait une cloison osseuse qui sépare l'alvéole en deux loges : l'une pour la dent temporaire, l’autre pour la dent permanente. # Es LAB La coque de la dent permanente présente deux orifices : l'un pour le passage des nerfs et des vaisseaux, l'autre orifice supérieur ou iter dentis qui donne passage au cordon épithé- Jial de l'organe adamantin de la dent permanente entouré par une gaine de tissu fibreux appelée le gubernaculum dentis qui est un prolongement du sac dentaire. L'existence de cet 2er dentis est, depuis quelques années, fort contestée.
Les molaires de l'homme sont monophysaires, c'est-à-dire qu'elles ne se montrent qu'une fois. 2
Les incisives, cunines, prémolaires sont diphysaires, c'està-dire qu'il s’en produit deux dans toute la vie.
L'homme est donc en même temps di et monophyodonte. Les molaires monophyodontes sont formées sans connexions avec l’épithélium buccal par l'extrémité postérieure de la lame dentaire qui s’accroit d'avant en arrière.
Lorsque la dent est sur le point de percer, le germe dentaire gagne en longueur, tandis que l'organe adamantin s’atrophie. Des couches d'ivoire se développent dans ces parties du germe pour constituer la racine de la dent.
La racine se forme tout entière et la couronne se montre à l'extérieur ; il se dépose du cément autour de la racine, tandis que la dent s'épaissit par des couches d'ivoire placées à sa face interne et que le germe se rapetisse d'une quantité correspondante.
Pendant la sixième et la septième années, 48 dents exis-
tent à la fois dans les deux mâchoires, 20 dents de lait et toutes les dents permanentes à l'exception des dents de sagesse.
Lorsque les dents de lait doivent tomber, un travail de résorplion fait disparaitre les cloisons qui séparent leurs alvéoles de ceux des dents de remplacement: en même temps leurs racines se détruisent de l'apex vers le collet. Les dents de remplacement arrivent ainsi à se placer immédiatement au-dessous de la couronne des dents de lait qui finissent par tomber pour faire place aux premières.
Nous n'insisterons pas sur l'adaptation de la mâchoire humaine et de la forme des dents qu'elle porte au genre de nourriture qui assure l'existence de l’êlre humain, quoiqu'il y ait là un facteur primordial de la morphologie maxillodento-faciale.
Les dents de l'homme sont adaptées à une fonction mixte; mais pour que cette fonction soit normalement remplie, il
faut que la disposition et les rapports des dents sur les maxillaires soient normaux.
L'incision se produit par mise en contact des bords incisifs ; ce contact est combiné à des mouvements de latéralité qui augmentent le pouvoir incisif ; de là l'utilité des rapports normaux sans lesquels ces fonctions s'effectuent fort mal.
Dès que la portion incisée tombe dans la cavité buccale, elle est poussée de bas en haut par la langue vers Le palais osseux, puis il y a un mouvement rétrograde du maxillaire inférieur concomitant à l'amenée sur les faces triturantes des molaires, des aliments par la langue; dès lors, commence la phase de broiement qui s'effectue par un glissement des surfaces triturantes dans le plan horizontal, avec des mouyements antéro-supérieurs combinés à des élévations et abais-
sements successifs du maxillaire inférieur permettant à la
Fauconnier 3