ENS
Les fonctions du langage, de la respiration, de la mastication étant déterminantes de cettearchitecture, nous agirons donc sur l'anatomie de cette région du massif facial en nous adressant à des moyens capables de modifier ces fonctions dans un sens à prévoir; c'est la condamnation des méthodes qui cherchent à transformer la morphologie maxillo-dentofaciale en agissant uniquement sur les dents.
Seule une méthode améliorant, du même coup, les fonctions des voies respiratoires et digestives supérieures, en agissant sur le massif osseux où elles siègent, procède de données logiques et apparait la seule thérapeutique féconde en résultats durables.
De la morphologie maxillo-dento-faciale dépend, pour la plus grande partie, l'aspect de la physionomie de l'individu, elle a donc une place primordiale dans l'étude du profil de la face. <
Si dans cette morphologie la part des maxillaires est importante, celle de la disposition des dents sur ces os ne l'est pas moins, car une physionomie est souvent déformée par le vice de conformation de l'ordonnance des dents, pouvant non seulement gêner la phonation, mais encore exercer une influence désastreuse sur la trituration des aliments, conséculivement sur leur digestion et la nutrition de l'individu porteur de cette irrégularité.
On vit de ce que l’on digère et non de ce que l’on mange, c'est là un axiome démontrant l'utilité physiologique d'opérations d'orthodontie dans les cas de mauvaise occlusion.
Ilest de toute évidence que les avantages d'une occlusion normale et d'une dentition présentant des rapports réguliers sont d'une importance telle qu'à toutes les époques les chirurgièns se sont souciés de trouver des moyens sûrs pour prévenir les déviations des dents pendant leur éruption et
er epiie
surtout pour redresser Les dents déviées au cours de la seconde dentition.
Le point de vue esthétique ne viendra en considération que secondairement, si on se place au point de vue du fonctionnement normal de l'articulation temporo-maxillo-dentaire, c'est-à-dire au point de vue physiologique pur.
P. Robin s’est efforcé d'envisager à quels types on devait rattacher les différentes morphologies dentaires et, en 1902, il publia un travail sur l'unité morphologique de la dentition temporaire démontrant que cette unité dans toutes les races était due au même genre d'alimentation par l'allaitement maternel.
Sa classification de la forme des arcades dentaires est ainsi exposée :
« Il y a cinq formes différentes, symétriques ou asymétri-
ques; ce sont les arcades :
» carrées parallèles; » carrées divergentes; » rondes parallèles ; » rondes divergentes;
» circulaires.
» Pour la voûte palatine ou maxillaire supérieur, elle peut ètre; © » elliptique ou basse ; » arrondie ou moyenne; » ogivale ou haute ;
» toujours symétrique ou asymétrique.
» Sans conclure absolument, il me semble pouvoir laisser
entendre que :
» le type parallèle appartiendrait aux respiratoires,